mardi 29 juillet 2014

Terminer un premier jet

Il y a presque un an, en août 2013, j'ai commencé un roman.
Ça s'appelait La treizième arcane et j'étais morte de peur à l'idée de ne jamais atteindre mon objectif des 100 pages Word.
Les progrès étaient lents, même si j'aimais beaucoup mon idée d'histoire. Une adolescente qui arrive dans un pensionnat où certains étudiants sont maudits et possédés par les péchés capitaux, je trouvais que ça le faisait.
Puis, en novembre s'est déroulé le NaNoWriMo. Je me suis donc lancée, j'ai écrit un plan complet de mon roman (la meilleure idée que j'aie eue dans ma vie) et j'étais partie pour écrire 2000 mots par jour.
J'ai souffert.


Non, j'ai beaucoup souffert.
Je n'avais jamais écrit autant, mes 750 mots par jour me semblaient déjà inatteignables ou presque, alors 2000 mots, vous imaginez.
Pendant un mois, je n'ai pensé qu'à ça. A l'écriture, à mon roman, au Nano.
Au 50.000ème mot, j'étais délivrée, fière de moi.
C'est quelque chose dont je me souviendrai toujours : écrire ce roman m'a apporté, à plusieurs reprises, une dose incroyable de fierté.
La dernière remonte à hier, lorsque j'ai pu écrire, le plus lentement possible, avec une police énorme et bien centré sur la page : FIN.
Sérieusement.
Après un an d'écriture.
Ça fait tellement de bien.


Ce n'est pas le premier roman que je termine. J'en avais terminé un à 13 ans, il faisait 51 pages Word et je l'ai relu récemment.
Mon dieu, les amis, je n'aurais pas dû, c'était horrible.
J'ai commencé à faire une crise d'angoisse en me demandant si j'écrivais toujours aussi mal. Parce que si c'était le cas, il vaudrait mieux que je me suicide.
Mercutio m'a dit que j'écrivais mieux.
Peut-être se trompe-t-il.


Ensuite, j'ai fini un roman, qui finalement s'est avéré être une nouvelle, à 14 ans. Ça faisait 17 pages Word et c'était déjà mieux. Ça m'avait pris autant de temps que mon premier roman, pourtant : un an. Mais j'écrivais bien moins souvent.

J'ai commencé un troisième roman à 15 ans mais je ne l'ai jamais terminé.
Et pendant 3 ans j'ai cru que je ne terminerais plus jamais rien.
Que je n'étais pas assez constante.


J'ai même fait l'erreur monumentale de croire que je n'avais pas assez d'inspiration.
Maintenant je ne supporte même plus d'entendre le mot "inspiration".
Parce que finalement, quand on est écrivain, c'est ce qu'on entend le plus :
"Et alors, l'inspiration, ça vient ?"
Non. Non, parce que je n'ai absolument pas besoin d'elle. J'écris un roman entier, qui me volera un an de ma vie. C'est du travail. Ce n'est plus un loisir pour moi, car ça demande de la discipline, de la fidélité, du courage et de la patience.
C'est dur.
Pour terminer un roman, et donc tenir dans la distance, il faut se visser le cul sur une chaise, ouvrir son traitement de texte et taper. Il ne faut pas attendre l'inspiration, il faut utiliser son cerveau et réfléchir.
L'inspiration sert à avoir une idée. Une simple idée.
Ici : Une adolescente qui arrive dans un pensionnat où des étudiants sont hantés par les péchés capitaux.
Est-ce qu'on peut écrire 200 pages avec ça ?
Non.
Il faut réfléchir, se creuser la tête, prendre des notes, faire des plans, encore réfléchir, rajouter des choses, et ce n'est pas facile.


Et finalement, quand on comprend ça, on arrive beaucoup plus facilement à terminer un roman : parce qu'on n'attend plus passivement comme je l'ai fait jusqu'à très récemment.
Et on se sent bien.
J'ai été soulagée le jour où je me suis rendue compte qu'à partir de ce moment-là, j'allais terminer mes romans. Je savais comment ça marchait, je savais ce que je devais faire, et je savais enfin que ça ne dépendait pas d'un élément abstrait sur lequel je n'avais aucun contrôle : l'inspiration.


Hier, j'ai terminé mon troisième roman. Il fait, au final, 256 pages Word. Je suis à la fois triste et heureuse.
Triste, car en un an, je me suis attachée à tous ces éléments. L'histoire, les personnages. Et c'est fini.
Heureuse, parce que je me rends compte que j'ai accomplis quelque chose de grand et d'impressionnant : j'ai entre mes mains un premier jet complet.
Qu'il faut encore réviser et corriger, qui est encore incomplet, mais qui est là.
Je me sens fière de moi.
Et j'ai hâte de recommencer l'aventure.

mercredi 23 juillet 2014

[Lecture] "Ecoute ton corps : ton plus grand ami sur la Terre" de Lise Bourbeau

Oui, je fais beaucoup de chroniques ces temps-ci. Donc, le prochain article sera plus...habituel.
(Si vous voulez, j'ai lancé des votes pour le prochain article, venez me donner votre avis ici ! Et aimez la page, on est bien !)

Je crois que je tiens le Graal entre mes mains. La Bible du bien-être. Le manuel de la réflexion sur soi.


Editions E.T.C Inc
314 pages
17,50€

"Lise Bourbeau consacre sa vie à dépasser ses propres limites et à partager ses nombreuses découvertes. C'est toujours avec un immense plaisir qu'elle cherche à aider les autres à atteindre ce à quoi la plupart aspire : la joie, la paix, la sérénité, la santé, la réalisation de rêves et d'aspirations. Pour ce faire, elle rappelle l'importance de faire l'expérience consciente de ce qui se passe en soi aux plans physique, émotionnel, mental et spirituel. Les enseignements contenus dans ce livre vous révèlent plusieurs moyens concrets et efficaces pour entamer ou poursuivre une démarche intérieure.
L'auteure est heureuse de vous proposer une édition spéciale pour célébrer le 25ème anniversaire de ce livre, comprenant une mise à jour complète de l'enseignement d'Ecoute ton Corps qu'elle ne cesse d'améliorer et de simplifier depuis ses débuts. Elle a également écrit un 22ème chapitre au sujet de l'acceptation. Vous serez conquis par cette nouvelle édition encore mieux adaptée pour vous aider à répondre à vos besoins.
Les exercices pratiques en fin de chapitre vous aideront à prendre conscience en votre façon d'aimer. Comme vous récoltez ce que vous semez, en vous aimant et en aimant les autres, vous récolterez l'amour !"

J'ai acheté ce livre il y a un bon moment, en même temps qu'un autre livre de la même auteure : Le grand guide de l'Être. Depuis, il gisait sur ma pile à lire, attendant d'être lu.
Et je pense qu'il fait partie de mes meilleures découvertes en matière de livres philosophiques/psychologiques. Je pourrais même dire, oui, qu'il s'agit de la meilleure.

Lise Bourbeau nous conseille donc, tout au long de ce livre, comment améliorer notre qualité de vie au travers de nos corps physique, mental, spirituel et émotionnel. Chaque corps a droit à sa petite partie, elle-même divisée en plusieurs chapitres : engagement/responsabilité, égo et orgueil, maladies/accidents, loi de cause et effet, conscience/subconscient/superconscience, peurs/culpabilités, etc.
C'est un livre très structuré. Chaque aspect de la vie est mentionné, avec des explications, des conseils, et en fin de chapitre, quelques petits exercices à faire : des choses à noter, des choses à observer pendant les jours qui suivent, et une affirmation à se ressasser le plus souvent possible (personnellement, je les note toutes et je m'en sers comme mantra pour mes méditations).

Récemment, mon tarot m'a demandé de pardonner à mon père, ce qui me semblait impossible. Je savais que s'il me demandait de le faire ce mois-ci, c'était parce qu'il me sentait prête, mais pour moi, c'était quelque chose de si difficile ! Et par une heureuse synchronicité, le lendemain, j'ai pu lire le chapitre sur le pardon, qui m'a donné des pistes pour remplir ma mission. Je n'ai pas encore réussi, mais je sens que je progresse et j'en suis véritablement heureuse. Ce livre donne de vrais coups de pouce bienveillants pour les difficultés de la vie, et nous focalise sur notre toute puissance, sur le pouvoir de la visualisation et de la pensée créatrice.

Lorsqu'on referme ce livre, on se sent revigoré, prêt à tout réussir.

Je vous le conseille chaudement, vivement, pleinement.

jeudi 17 juillet 2014

[Lecture] La trilogie "Cinquante Nuance" d'E.L. James

Lorsque Cinquante nuances de Grey a commencé à faire parler de lui (plutôt négativement en général, avouons-le), j'étais assez attirée par l'idée de le lire. Seulement, les livres de cette taille coûtant assez cher, j'avais mis cette idée de côté.
Puis, une amie de mon père, après avoir acheté le premier tome et me voyant plutôt motivée, décida de me le prêter.
C'est comme cela que j'ai pu commencer la grande aventure Fifty Shades.

Croyez le ou non, j'ai adoré.



Lorsque Anastasia Steele, étudiante en littérature, interviewe le richissime chef d'entreprise Christian Grey, elle est à la fois séduite et profondément intimidée. Convaincue que leur rencontre a été désastreuse, elle tente de l'oublier -jusqu'à ce qu'il débarque dans le magasin où elle travaille à mi-temps et lui propose un rendez-vous. 
Naïve et innocente, Ana est troublée de constater qu'elle est follement attirée par cet homme. Quand il lui suggère de garder ses distances, elle ne l'en désire que davantage. 
Mais Grey est tourmenté par ses démons intérieurs et le besoin de tout contrôler. Lorsqu'ils entament une liaison passionnée, Ana découvre son pouvoir érotique, ainsi que la part obscure que Grey tient à dissimuler.

Petite note sur l'amorce : je n'apprécie pas beaucoup lorsqu'une amorce ne parle même pas du ton général du livre. Sans spoiler, je pense qu'il aurait tout de même été préférable de mentionner l'ambiance BDSM assez omniprésente dans toute la trilogie. Mais heureusement, dans notre cas, l'oeuvre a assez fait parler d'elle pour que tout le monde soit prévenu à l'avance.

J'ai dit plus haut que j'avais adoré la trilogie dans son entièreté. Elle m'a distraite lors de ma période d'insomnie et m'a introduite au BDSM (même si ce n'est vraiment pas la meilleure oeuvre pour s'inspirer, je vais l'expliquer plus bas), et je l'ai trouvé distrayante du début à la fin.
Mais je dois avouer qu'elle a un paquet de défauts.

D'un point de vue stylistique, l'écriture est archi-simple, très amateur. Les phrases n'ont aucune tournure digne de ce nom, et je dois même avouer que de temps en temps, c'était franchement mal écrit.
Certaines répliques étaient atrocement cliché ("suce-moi, bébé", la première fois ça calme) (oh, ai-je parlé de "ma folie va bien au delà de cinquante nuances" qui rendait pourtant tellement mieux en version originale avec "I'm fifty shades of fucked up" ?).
Anastasia est, je pense, la pire des Mary-Sue, presque hors catégorie, toute parfaite, toute mignonne, toute maladroite face au mystérieux Christian Grey qui passe son temps à dire "je suis un monstre", "je suis fou", "je suis dangereux" (comme l'a si bien dit Laci Green, Fifty Shades, c'est Twilight en version porno) (mais c'est beaucoup plus rigolo que Twilight).
Si vous êtes du genre sportif, faites 20 squats chaque fois qu'elle appelle Christian "mon Cinquante nuances", vous allez vite vous retrouver avec le boule de Jennifer Lopez. Si vous ne vomissez pas avant pour excès de mièvrerie.

Le point le plus important, sinon, que je ne peux omettre de dire, reste le côté malsain de la relation entre les deux héros. Christian Grey tient absolument à faire violence à sa copine malgré les réticences flagrantes de celle-ci. D'ailleurs, je ne pense pas avoir à un seul moment du livre lu "oui, je veux que tu me frappes / baises violemment / fasses mal / coucou hibou".
Moi, les enfants, j'appelle ça du viol.
Sinon, je ne dirai rien à propos du besoin compulsif de Christian à contrôler / stalker / harceler sa copine sinon vous allez finir par me demander, nom de dieu, pourquoi je dis avoir adoré ce livre.

(Parce que lorsque vous lisez du Sade en même temps tout vous paraît acceptable.)

Déjà, parce qu'en tant que fiction, Cinquante Nuance nous offre le droit d'ignorer ce qui nous ennuie, car aucune jeune femme brune n'a été malmenée pendant l'écriture de ce roman.
Sinon, malgré ses défauts, l'oeuvre présente une histoire que j'ai trouvé assez originale, avec des personnages, quoique clichés, vraiment attachants, et pour vous faire une idée, je mettrais bien cette trilogie dans mes livres préférés.

Ça se lit très vite, ça se dévore, même, et il faut bien l'avouer, il y a le passé de Christian qu'on tient absolument à savoir (j'ai harcelé ma prof d'anglais pour qu'elle me spoile la fin) (elle a gardé le silence).
De plus, à la fin du dernier tome, E.L.James a laissé deux passages bonus montrant une scène de l'enfance de Christian ainsi que la scène de la rencontre entre Ana et Christian du point de vue de ce dernier, ce que j'ai trouvé vraiment intéressant et m'a inspiré un chouïa de mélancolie.

Pour conclure, je conseillerais ce livre à qui veut un peu de distraction, mais avec le recul nécessaire pour ne pas prendre cette histoire d'amour, quoique bien belle, comme un exemple à suivre.

lundi 14 juillet 2014

Parlons bien, parlons poil

Ai-je déjà abordé le sujet de la pilosité féminine sur ce blog ? Je ne pense pas.
Seulement, récemment, la page Facebook Fémininbio a partagé un article écrit pas Pin-up Bio qui parlait de sa décision de s'arrêter de s'épiler.
Il faut savoir que Fémininbio partage généralement des articles plutôt cool : recettes vegan, astuces contre les coups de soleil, cancer du sein, quels fruits et légumes manger en quelle saison, etc. Je m'attendait donc à ce que la communauté soit aussi sympathique que la page.
Que nenni.
En dessous de cet article, qu'ai-je pu lire ?
Des commentaires fort intelligents comme "ressembler à un yéti ? Non merci", "Pourquoi vouloir ressembler à un homme ?", "si c'est une question de douleur, il y a l'épilation définitive ou les crèmes dépilatoires et le rasoir. C'est juste de la fainéantise" et "les poils, c'est sale".

Couplé à la nouvelle publicité Veet, la coupe commence à être bien pleine.


Ou encore...


Nous sommes en 2014, pour rappel.
Nous sommes en 2014 et j'entends encore des gens me dire "mais si tu ne t'épiles pas, comment tu veux espérer avoir un mec ?" (ha ha ha, dans mon cas ça devient carrément risible).
Je vous explique.
Je m'épile environ tous les mois. Je ne m'épile pas les jambes une fois par mois. J'épile tout, une fois par mois. Aisselles, jambes, maillot. Le reste du temps, je laisse pousser.
Pourquoi ?
Parce que l'épilation, c'est le truc le plus chiant du monde, parce que c'est parfois douloureux, parce que dans mon cas, ça ne mène à rien.
Ça ne mène à rien parce que les poils ne me dérange pas. Je ne trouve pas ça moche, je ne trouve pas ça sale. Parfois, j'ai envie de changer, alors j'épile tout. Tous les mois ou tous les deux mois.
Il y a des gens à qui ça ne plait pas.
Les mecs peuvent ne pas s'épiler. Mais chez une femme c'est "sale".
Je ne pense pas que les poils soient hermétiques au savon, mais soit. Par contre, il est carrément immonde de dire que les poils sont sale pour le maillot. C'est de la désinformation : sur le maillot, les poils constituent une barrière de protection contre les bactéries. Se raser intégralement cette zone vous expose aux infections. S'épiler intégralement serait donc moins hygiénique que ne pas s'épiler. Comme quoi, on est parfois surpris.

Je ne fais pas particulièrement l'apologie des poils. Je pense que comme toute chose, tout dépend des préférences de chacune (oui, "chacune". Vous, les mecs, on s'en fout, de votre avis sur nos poils) : il y en a qui ne supportent pas de voir le moindre poil, d'autres qui supportent une légère repousse, d'autres qui ne touchent jamais à un rasoir et d'autres qui s'épilent quand ça leur chante, parfois relativement rarement.
Aucun choix n'est meilleur qu'un autre.
C'est notre corps, on en fait ce qu'on veut.
De notre corps, donc.
Pas de celui des autres.
Alors non, en effet, tu ne pourras jamais obliger personne à s'épiler. Mais ça ne te donne pas non plus la moindre excuse pour donner ton avis sur ses poils.
Si tu n'aimes pas les poils de quelqu'un, grand bien te fasse. T'as qu'à pas sortir avec si ça te chante, elle n'a pas besoin de toi pour se sentir bien.

Les poils ne font pas "yéti", ne font pas "homme". Chaque femme naît avec la capacité d'avoir des poils, ce qui se voit lors de la puberté.
Les femmes sont donc faites pour avoir des poils.
On a la chance de pouvoir les enlever si ça ne nous plait pas, mais ça ne doit jamais devenir une obligation.
J'ai le droit d'avoir des poils sous les aisselles.
J'ai le droit de lever les bras avec ces poils sous les aisselles.
J'ai le droit de porter un maillot avec quelques poils qui dépassent sur mes cuisses.
J'ai le droit de porter une robe avec des poils sur les jambes.
Et si ça ne te plait pas, tu n'as pas à le faire remarquer. Ça n'améliorera pas ta vie, et ça blessera l'autre.

Personnellement, j'ai des poils partout et deux copains.
J'en conclus donc qu'avoir des poils ne me rend pas moins belle, moins baisable ou moins intéressante.
Méditez là-dessus.


dimanche 13 juillet 2014

[Lecture] "La Bible du Boudoir : Guide du plaisir sans tabou" de Betony Vernon

Ce fut Mercutio qui me parla de ce livre dont il avait entendu parler dans un magazine. Aussitôt, il pensa à moi et La Bible du Boudoir se retrouva très vite sur ma liste de courses. Et finalement, mon cher amour me l'offrit pour mes 18 ans (devant toute ma famille, oui) (pardon maman).


Quatrième de couverture :
"Un Kama-sutra moderne raffiné et stimulant, le guide du sexe désinhibé au XXIème siècle."

Amazon :
"Le sexe, au XXIe siècle, n'est plus un tabou. Les médias en sont saturés, et l'industrie liée à la sexualité – des sex toys à la lingerie en passant par le cinéma pornographique – est florissante. Le plaisir en revanche en est toujours un, et c'est ce tabou que l'ouvrage de Betony Vernon a pour but principal de combattre. Sa mission est de donner aux femmes et aux hommes les moyens d'éprouver et de partager plus de plaisir, en aidant les amants à identifier les mythes qui les inhibent, à déraciner les fausses croyances et à prendre pleinement la responsabilité de leur satisfaction sexuelle. Avec l'érudition d'une historienne, l'esprit d'une artiste et la franchise d'une amie, elle encourage les expériences et le jeu, refusant toute catégorisation et toute inhibition. Elle nous livre un guide détaillé et instructif en même temps qu'un manifeste invitant à célébrer l'art du sexe. Elle ouvre à son lecteur de nouveaux horizons, offrant des avis expérimentés sur des thèmes qui vont des plus basiques aux plus sophistiqués : comprendre son propre corps et celui de l'autre, faire durer le plaisir plus de deux heures, stimuler des zones érogènes trop souvent négligées, pratiquer le bondage, la flagellation érotique... Les propositions sont multiples et plus stimulantes les unes que les autres. Betony Vernon évacue toute honte et culpabilité du rapport sexuel et les remplace par la joie et l'extase. Les amants cultiveront ainsi la santé et la félicité érotiques, et cette profonde satisfaction sera le ciment d'une relation intime durable et harmonieuse."

Je pense que chaque personne, dès le stade de la première fois franchie, quel que soit son âge et dès que vie sexuelle il y a, devrait posséder ce livre.
Nous vivons dans une société où l'éducation sexuelle est complètement absente (non, les petits cours mignons qu'on a en secondaires pour savoir comment placer une capote et savoir quels sont les MST existantes, ce n'est pas de l'éducation sexuelle digne de ce nom) et où à 16 ans et plus, certains adolescents ne savent toujours pas qu'il faut impérativement mettre un préservatif même pour une fellation afin d'éviter les MST. Certains ne savent pas qu'on peut tomber enceinte même sans que le partenaire masculin ait joui. Certains autres ne savent pas qu'il ne faut jamais mettre deux préservatifs à la fois.

Oserais-je dire que je trouve ça aberrant ?
Récemment, j'ai pu voir sur un forum que certaines personnes trouvaient mon blog pornographique. Il y a des photos de femmes nues, je parle de sexe, mais mon blog n'a rien de pornographique.
Déjà, parce que le corps d'une femme nue n'a rien de pornographique, tout simplement parce qu'il n'a rien de sexuel. Des poses peuvent être sexuelles, des attitudes peuvent l'être, donc certaines photos peuvent avoir quelque chose de sexuel, mais les photos que je poste ici n'en sont pas.

Nous vivons dans un monde où nous sommes choqués par rien. Comment voulez-vous éduquez vos gosses en partant de là ? Comment voulez-vous avoir une vie sexuelle épanouie et sans danger en partant de ce silence, ce tabou ?
J'ai mis 18 ans à apprendre que les saignements lors de la première fois n'étaient pas dû à un hymen qui se déchire (BULL-SHIT) mais à la paroi vaginale qui se blessait parce que le vagin est trop contracté et le mec trop bourrin. 
Merde. MERDE.

Alors je vous le dis : quel que soit votre âge (oui. Quel. Que. Soit. Votre. Âge), quel que soit votre sexe, quelle que soit votre orientation sexuelle, quelle que soit votre expérience en matière de sexe, vous avez le droit de vous renseigner sur le sujet, de lire des livres sur le sujet, de vous documenter.
Je pourrais même dire que pour votre sécurité et celle de votre ou vos partenaires, vous en avez l'obligation.

La Bible du Boudoir est un de ces livres qui peut vous aider à améliorer votre vie sexuelle, à faire attention à votre sécurité, à apprendre de nouvelles choses et à avoir de nouvelles idées.
Sans être hétérocentré pour un sou, cet ouvrage aborde des sujets variés comme la masturbation, l'éjaculation masculine et féminine, l'orgasme (à nouveau masculin et féminin), les sextoys, les mythes que véhicule le porno, la gymnastique/musculation vaginale, le contrôle de l'éjaculation masculine, la sodomie, l'épilation, le BDSM, les jeux de rôle, le bondage, la flagellation érotique, et j'en passe.

Betony Vernon vous parlera de tous ces sujets avec sérieux et poésie,  n'oubliant jamais de parler de sécurité (car la sécurité est très importante). Elle mettra sur le même pied d'égalité le plaisir de l'homme, mais aussi de la femme trop souvent oubliée. 

Betony Vernon pense que le sexe doit être vu comme une partie importante de la journée, pour lequel il faut ménager beaucoup de temps et être sûr de ne pas être dérangé. La séance est appelée "Cérémonie sexuelle" et devrait durer plusieurs heures (dois-je rappeler que le sexe ne doit pas forcément être "5 minutes douche comprise, préliminaires inutiles" ?).

Pour résumer, ce livre est d'un professionnalisme sans nom, complet, indispensable et vous aidera sans doute à comprendre beaucoup de choses (et à en apprendre encore plus). Je vous le conseille vivement.

Merci pour votre lecture.
Avec tout mon amour,
Canalis

jeudi 10 juillet 2014

Butin de soldes

Je suis quelqu'un de matérialiste. J'aime posséder. Le simple fait de m'acheter quelque chose me met de bonne humeur pour plusieurs heures, voire plusieurs jours, et quand on est une fille aussi émotive et sensible que moi, à qui il arrive de faire des dépressions aussi soudaines que graves (coucou pedigree), la moindre chose permettant de me procurer un sentiment de bonheur, même court, est à prendre.

Lorsque j'achète quelque chose, l'une de mes grandes joies est également de...montrer les nouveaux précieux. Ça fait partie du rituel, ça prolonge le bonheur, et ça me permet de me rendre compte moi-même de la chance que j'ai. Et lorsque je me rends compte de cette chance, je deviens plus emplie de gratitude et j'ai plus tendance à donner ensuite.
Voilà pourquoi j'aime acheter.
Je suis un peu plus Parvati que Shiva, quoi.

Donc, j'ai fait les soldes. J'étais contente.
Ma mère m'avait donné un budget et je venais juste de vendre quelques tonnes de livre, donc j'avais quelques sous à dépenser.
Donc j'ai choppé Mercutio avec moi et nous nous sommes rendus à Rue Neuve pour remplir ma jauge de gnihihihihihi.

Le but de cette excursion était de ramener quelques fringues dans ma garde-robe, mais j'ai échoué.
De toute façon je n'avais plus de place dans ma garde robe.
Et j'ai toujours assez de place pour de la lingerie.
Donc j'ai acheté des culottes.
Beaucoup de culottes.
(New Look)

Bonjour
Sérieusement, j'aime tellement les culottes.

Détail première
Détail troisième
Détail quatrième
J'aime si fort les culottes que j'ai également acheté ce joli ensemble (Etam) :


Sérieusement, je n'ai pas compris ce qu'il m'arrivait, je n'ai jamais porté un soutien qui adhérait autant à ma...poitrine...pulpeuse.

Détail
Pour clore le dossier lingerie, j'ai également acheté cette guêpière (Etam). C'est une horreur à mettre, une horreur à enlever, mais...eh. Sérieux. Guêpière.

Je ne sais pas prendre de photo potable, non.

Détail

Je suis également passée chez New Look (encore) pour acheter une paire de sandales, les miennes partant en lambeau. Après avoir essayé plusieurs paires en tissus et en plastiques et qui ne m'allaient aucunement, je me suis finalement rabattue sur cette paire. La matière me faisant un peu peur, Mercutio m'a juré que du cuir ne pouvait pas coûter aussi peu cher. Donc je les prends, et en rentrant, mes yeux se posent sur une étiquette que je n'avais pas vue et qui indiquait en police 666 "Cuir véritable yep vas-y mets du cadavre sur tes pieds cey coule".
Plus JAMAIS j'achète de chaussures sans me renseigner.

Plus jamais.
Dans le même magasin, mes yeux de biche se sont également posés sur de jolies chaussures à talons sans aucune trace de cuir. Je les aime, je les adore, je les chéris.

Bim.

Détail

Dans mes élans dépensiers, j'ai également craqué sur ce serre-tête à fleur sur lequel j'avais craqué quelques semaines auparavant. Il me fait une tête mignonne et naïve, je l'aime bien (Claire's).


Je suis également passée chez Yves Rocher pour prendre un rouge à lèvre orange (qui ne l'est finalement pas tant que ça) et une crème de jour plus légère que celle que j'avais jusqu'alors. Ces deux choses marquent mes derniers achats chez eux. Il est temps de passer à une marque plus éthique et naturelle.


Mercutio et moi sommes passés à la Fnac pour m'acheter la 2DS et le jeu Animal Crossing New Leaf devant lequel je bavais depuis tant de mois. J'adore cette DS, elle est pas du tout instinctive, je la tiens tout le temps à l'envers (je viens de voir qu'elle est également à l'envers sur la photo, comme quoi), mais elle est rose et je l'aime.
Le jeu est également parfait, je compte faire un article à son sujet très bientôt car il offre énormément d'avantages par rapport à Animal Crossing WW.


Mais ne vous inquiétez pas, j'ai aussi acheté UNE fringue. Le T-shirt le plus fantastique que j'aie vu dans ma vie. Avec un cheval, des fleurs, des papillons et des strass.


Voilà, c'est tout pour cette énorme séance de shopping qui m'a plongée dans un état de transe depuis plusieurs jours. 

lundi 7 juillet 2014

[Lecture] "Le livre perdu des sortilèges" de Deborah Harkness

Lorsque j'ai reçu ce livre, je venais d'avoir 17 ans. Ce fut donc ma marraine qui me l'offrit pour mon anniversaire. Seulement, j'avais d'avantage tendance à lire de la littérature classique et j'éprouvais une légère répulsion pour les livres "jeunesse", plus précisément ceux mettant en scène quelques créatures fantastiques tels que des vampires. Toujours la même histoire, la même trame, la même héroïne.

Du coup, lorsque j'ai lu la quatrième de couverture du "Livre perdu des sortilèges", j'ai presque grimacé.


"Diana Bishop est la dernière d'une longue lignée de sorcières, mais elle a renoncé depuis longtemps à son héritage familial pour privilégier ses recherches universitaires, une vie simple et ordinaire. Jusqu'au jour où elle emprunte un manuscrit alchimique : l'Ashmole 782. Elle ignore alors qu'elle vient de réveiller un ancien et terrible secret, et que tous - démons, sorcières et vampires - le convoitent ardemment. Parmi eux, Matthew Clairmont, un vampire aussi redoutable qu'énigmatique. Un tueur, lui a-t-on dit. Diana se retrouve très vite au coeur de la tourmente, entre un manuscrit maudit et un amour impossible."


Déjà, bonjour, j'ai cru voir "vampire" et "amour" dans la même amorce. Je voyais déjà miroiter devant moi une héroïne quelconque menant une vie quelconque et rencontrant le vampire beau et ténébreux qui lui dira à quel point elle est spéciale et...nom de dieu, éternel sentiment de recommencement.
Je me suis lourdement trompée ; mise à part l'histoire d'amour entre Diana et Matthew (annoncée dans l'amorce, je ne pense donc spoiler personne), l'histoire a quelque chose de terriblement original, et pas un seul instant, en lisant ce roman, je ne me suis dit "hé. Déjà vu". 
L'histoire-même va bien au delà d'une simple histoire d'amour impossible entre sorcière et vampire. La trame tournant autour du livre "Ashmole 782", de la mort des parents de Diana et d'autres éléments reste ce qui fera de ce roman un roman intéressant
Si je pouvais moi-même vous raconter le synopsis de cette histoire, je dirais qu'elle met en scène Diana Bishop, sorcière de naissance mais décidée à laisser ce détail biologique de côté, s'efforçant de vivre sa vie en tant qu'enseignante à l'université tout en ignorant la magie qu'elle détient en elle. 
Finalement, pour vous faire une idée, j'ai commencé ce livre un an après l'avoir reçu, à cinq jours de mes 18 ans. Ça a été mon livre-réconfort du soir, celui que je lisais lorsque j'avais peur de dormir (angoisses nocturnes bonjour), et dès que je l'eu fini, à quelques jours de Noël (oui, je lis lentement), je demandai le second tome en cadeau. Et c'est lui que je viens de terminer et qui m'a décidée à vous parler de cette trilogie.
Pour résumer, vous trouverez dans cette suite de romans originalité (oui), personnages attachants (même le vampire un peu drama queen sur les bords) et style d'écriture vraiment joli pour un livre moderne. 
Sur cette petite critique digne d'un amateur illettré, je vous laisse.



L'héroïne a une personnalité qui lui est propre et qui est loin de celle des héroïne de Bit-lit de base, un peu fades, maladroites, à la fois solitaires et incapables de se débrouiller seules dans l'espace. Ici, on voit une Diana indépendante, sportive, qui n'a absolument pas envie de te laisser entrer dans sa vie si tu as l'audace de lancer des sorts, d'avoir des crocs ou d'être instable (caractéristique première des démons). Finalement, elle est bel et bien le vent frais de ce roman, le détail que j'ai remarqué en premier.


Lorsqu'elle met donc la main sur l'Ashmole 782, elle fait la rencontre de Matthew, vampire de son état, mais également d'autres sorciers, vampires et démons (démons à la personnalité, donc, instable et étant finalement à l'origine des artistes, serial killers et autres originaux) ayant tous le même souhait : mettre la main sur le précieux livre alchimique qui détiendrait la clé de leur existence.
Et c'est la merde. Voilà.
(Je suis très professionnelle, merci.)


Je vous le conseille vivement si vous voulez renouer avec le fantastique. 

Passez une bonne semaine,
Canalis