mercredi 2 avril 2014

Mars, que vais-je faire de toi ?

Et c'est ainsi que se termine un mois de mars ma foi fort paresseux et contre-productif.
Mais ce fut un bon mois.

C'est un mois où j'ai fait une pause de deux semaines dans mes résolutions car j'étais crevée et stressée par l'urgence de tout faire chaque jour. C'est donc également un mois où j'ai décidé, sur le bon conseil de Thomas, de supprimer et de revoir certaines résolutions.
Tu te doutes donc bien, cher lecteur, qu'il n'y aura pas de bilan ce mois-ci.
J'ai décidé de laisser tomber les 50 pages à lire par jour, tout simplement parce que la durée que cela me prenait variait énormément suivant ce que je lisais (ça me prenait 30 minutes pour Marche ou Crève de Stephen King et plus d'une heure pour Journaux de Jeunesse d'Anaïs Nin). De plus, lire devenait pour moi une corvée et je voulais à tout prix éviter ça.
Je vais aussi supprimer les deux litres d'eau à boire par jour, tout simplement parce que pour le moment, mon environnement ne me permet pas de les atteindre (il est interdit de boire dans les locaux, au lycée, et beaucoup de profs interdisent de se rendre aux toilettes : mauvais climat pour s'hydrater, donc).
Par contre, je compte bien garder le sport (je me suis mise au défi d'obtenir un jour des abdos voyants. On va bien voir comment ça se passe), l'écriture (on va retenter les 1000 mots par jour en avril), l'hygiène (faut pas déconner), le végétarisme (la question ne se pose même pas) et la méditation (j'avais pensé à l'abandonner aussi mais finalement je pense en avoir trop besoin pour ça).
J'espère donc avoir ainsi plus de chance d'atteindre mes objectifs.

Par contre, j'ai continué de prendre des photos des petites choses de ma vie quotidiennes et de les poster sur Instagram. Vous allez donc avoir à nouveau droit à la sacro-sainte série de photos.

Par contre, juste un petit mot au cas où quelqu'un d'autre aurait encore envie de me sortir que je suis une accro aux régimes victime du dictat de la minceur : vouloir être en bonne santé ne veut pas dire mincir à tout prix. Personnellement, je ne suis pas fan du fait de rester avachie devant ma télé à longueur de journée en mangeant des chips (pour blâmer ensuite les autres dès qu'ils mangent une assiette de fruits parce que les fruits, c'est bon pour la santé, c'est caca) et c'est tant mieux pour moi, donc oui, parfois je fais du sport. Et oui, je prends mon score en photo pour garder une trace. Et oui, parfois je mange des fruits et des légumes en dehors des repas. Ça arrive même aux meilleurs.
Voilà voilà.
Mais ne t'inquiète pas, lecteur, parfois je reste devant l'ordinateur, je mange des frites, je zappe une série d'abdos et je me douche pas toujours après l'amour. On a tous nos failles et ce n'est pas pour cela qu'il faut aller blâmer autrui parce qu'on complexe sur notre propre mode de vie.A bon entendeur.


Un énorme paquet de frites à partager avec Mercutio Un câlin entre Mercutio et Bidouille Des Gianduja pour se motiver Des scores au tapis de course (gros progrès de ce côté-là, d'ailleurs) Bess. Sur les fesses de Thomas. Mais Bess. Un tirage de tarot (pas pour moi) Quelques roses séchées Des pommes et des bananes au sucre Quelques fraises Des scores au cross-trainer elliptique  Une tenue pour aller au restaurant (le gérant a carrément demandé à être pris en photo avec moi, j'étais youhou) Une promenade dans les champs,pique-nique à l'appui Bess. Again. Une sortie à Bruxelles Un muffin à la myrtille et un chocolat chaud à la noisette Fabrication d'un sachet de thé en forme de coeur Des roses et des tulipes pour décorer ma chambre Des pommes, des mandarines et des carottes Quelques bagues animaux Le lustre de chez Mercutio qui projette des pénis sur le mur Un colis et une lettre du facteur, fruits d'un concours d'écriture et d'une correspondance Score en vélo Séance de lecture avec Mercutio Discussion entre moi et la Moi de 16 ans Sachet de thé en forme de chaton Sortie à Bruges avec l'école Petits pénis et vulves en chocolat.

Juste deux petits mots avant de vous laisser.
Si je n'écris plus sur ce blog, ce n'est pas parce que vous sentez mauvais, mais parce que je me suis décidée à me concentrer uniquement sur mon roman en cours jusqu'à ce qu'il soit terminé (je voulais finir le premier jet pour le 28 février, je ne suis que tristesse).

Ensuite, j'ai posté une publication sur le tumblr Mon Corps m'Appartient. Mercutio a levé l'idée selon laquelle la voir un peu rebloguée et partagée sur le net pourrait aider à ouvrir les esprits sur les relations polyamoureuses et surtout les jugements que cela entraîne. Donc si vous pouviez partager cette publication, cela me ferait plaisir tout plein.

Sur ce, je vous fais des bisous dans le cou.
Decay

lundi 24 mars 2014

Journal d'une pute.

Hey Mr. Brown, 
One day I'll be you 
And although I'm only eight now, 
You need to hear my rules : 
Never stop playing, 
Never stop dreaming and,
And be careful not to 
Turn into what I hate.

Ne pas vomir ne pas vomir ne pas vomir ne pas vomir.
J'ai peur. J'ai vraiment peur de tout ça.
Je me sens de plus en plus stressée, oppressée. Je ne sais vraiment pas quoi faire et je ne trouve aucun modèle sur lequel me baser. Je suis vraiment paumée, finalement.
Je pensais que ce serait suffisamment simple pour que je sois à la hauteur, mais finalement tout est compliqué à mourir. Je me disais qu'il suffisait d'aimer, que finalement, c'était ça, les fondations d'un couple, non ?
Finalement il y a tellement d'autres facteurs qui entrent en jeu.

Am I the hero in my own daydream ?
Am I the villain, are things as they seem ?

Parfois je me dis que je suis vraiment cruelle, que je suis vraiment une égoïste, que je suis vraiment une pute. Parfois je me dis que j'ai faux sur toute la ligne. Parfois je me dis que ça ne tiendra jamais. Parfois je me dis que c'est une relation toxique, que ça nuit à tout le monde.
Suis-je heureuse ? Certainement pas. Le sont-ils ? Encore moins.
Mais je les aime, vous comprenez ?

Tell the tale of a faithless king
And how his wifes had been suffering
Each day he wed another wife
And each morning he would take another life
And loyalty, could not be find ?
Until the day he met Scheherazade

Chaque fois, les mêmes paroles reviennent.
Ça me rend triste, je le hais, je pense pas pouvoir tenir longtemps, quel bel ange opportuniste, tous mes rêves s'effondrent, j'aurais aimé qu'on soit seuls, j'ai sans cesse peur.
Et chaque fois je ne sais pas quoi dire. Et chaque fois je me sens oppressée.
Ceci n'est pas une relation polyamoureuse.
Personne n'est consentant.
Et je ne suis même pas sûre de l'être moi-même.

All alone in a crowd
With strangers who all know me
And I try to be friends
But there's no one here who chose me
Should I run ?
Should I hide ?
Should I change my life completely ?
Should I hold me inside ?
Or keep my anger hid discreetly ?

Je ne sais même pas comment m'exprimer, je suis complètement paumée. J'attends qu'ils prennent des décisions à ma place mais je ne suis même pas sûre de le vouloir. Je ne sais pas quoi demander et je ne sais pas quoi faire.
J'ai demandé à Mercutio de ne pas me parler cette semaine. Je veux rester seule et ne plus penser à rien. Mais je ne sais même pas si ça va arranger quoi que ce soit, finalement. Je ne sais pas quoi faire, en fait. Je voudrais être sourde et aveugle, comme ça je n'entendrais la voix et ne verrais le visage de personne.
J'ai encore son odeur sur moi. Merde.



Crédit paroles et citation:
*Abney Park - Letter between a little boy and himself as an adult
*Abney Park - My Life
*Abney Park - Scheherazade
*Abney Park - Blowing off steam
*Anaïs Nin - Journal

mercredi 19 mars 2014

"Ça, c'est un artiste."

Il y a quelque chose qui m'a toujours dérangée dans la façon que l'on avait de nommer les choses : avec mérite.
Depuis des dizaines et des dizaines d'années, dans les milieux culturels, les mêmes débats reviennent toujours :
Ça, c'est un écrivain.
Lui au moins, c'était un vrai chanteur.
Et ça se prétend écrivain.
Moi au moins, j'écoute de la vraie musique.
Je suis désolé mais pour moi, ça, c'est pas de la peinture.
Etc, etc.

Je ne sais pas vous, mais je commence doucement à en avoir ma claque. Alors qu'auparavant, j'avais les mêmes débats avec mes amis.
Il a fallu que je commence à être concernée pour me rendre compte de la connerie de pareilles conversations.
Depuis plusieurs mois, j'écris tous les jours. Parfois, il y a des exceptions, mais généralement, j'essaie d'être la plus productive possible de ce côté-là. Je lis des conseils pour améliorer mon écriture, je fais des listes d'idées pour mes prochains articles ou romans, je ne pense presque qu'à ça.
Alors la question est : suis-je écrivain ?
Beaucoup de gens se diraient que tant que je n'ai pas été publiée, je ne serai pas écrivain.

Mais moi, je vais vous dire le contraire : écrivain, je le suis depuis que j'ai 12 ans.
Toute mon adolescence, je suis restée amateur dans le genre : un petit projet par ci, un petit projet par là. Rien de bien transcendant.
Depuis mes 17 ans, je me sens véritablement écrivain, et je sais que j'ai raison là-dessus.
Parce que prétendre le contraire, prétendre que je ne suis pas ce que je prétends être serait cracher sur des heures de travail hebdomadaires,  voire quotidiennes. Ce serait cracher sur des projets, sur du temps donné, sur du talent, sur le mal que je me donne.

Commencer à décider de façon arbitraire qui mérite son "grade" d'écrivain, de chanteur, de peintre, etc, c'est cracher sur tous les efforts et le travail que ces personnes auront fait.

Je sais, ça fait vraiment mal de l'entendre : Stephanie Meyer est aussi écrivain qu'Oscar Wilde. Stromae est aussi chanteur que Jacques Brel. Lindsey Stirling est aussi musicienne que Bach.
Ce n'est certainement pas le même style, mais s'il faut chaque fois donner des titres à ceux qui font le même travail, le monde perdrait une grande partie de sa variation.
Oui, Bella rougit beaucoup dans Twilight et a un tempérament légèrement insipide.
Oui, Stromae est légèrement autotuné.
Est-ce que cela enlève le mérite de l'oeuvre ?
Quand je pense au temps que cela a dû prendre à Meyer pour écrire les quatre (volumineux) tomes de Twilight, je suis sidérée de voir toutes les critiques injustifiées que la saga se prend : même ceux qui ne l'ont pas lue se permettent de piétiner toutes ces heures de travail et d'effort.

Il faut arrêter de se montrer élitiste. De croire que nos goûts font d'un artiste ce qu'il est ou ce qu'il n'est pas. Il ne faut pas oublier la subjectivité de l'art et de la culture. Aucun de nous n'a le monopole du bon goût.
Si un jour, vous êtes pris d'une envie de doute sur la légitimité du statut d'artiste de quelqu'un, posez-vous une question :
Pendant que cette personne créait son oeuvre, que faisiez-vous ?
Voilà ce qui différencie un artiste de quelqu'un qui ne l'est pas.


lundi 17 mars 2014

Deux ans

Il y a un an, j'ai passé ma première année en couple avec Mercutio sans écrire le moindre article pour l'occasion.
Un an plus tard, je répare ma bêtise pour les...deux ans.
J'ai l'impression que cela fait dix ans que je sors avec Mercutio, tout mon entourage a à peu prêt la même impression mais...non. 730 petits jours ridicules se sont déroulés depuis cette merveilleuse chose.


"AAAAAH OH MON DIEU MEEEEERDEUH C'EST HORRIIIIIBLE *je respire plus je respire plus je respire plus* HIIIII MA SOEUR VA ME TUEEEER QUE FAIRE MON DIEU POURQUOI MOI POURQUOI J'AI DEMANDEEEEE ??? AAAAH IIIH AAAAH IIIH !!"

A peu de choses prêt. Je ne suis absolument pas excessive.
Si tu veux connaître toute l'histoire, tu peux cliquer ici.

C'est drôle, je commence à écrire cet article sans la moindre idée de ce que je vais y mettre, et je dois partir à la danse dans 7 minutes.
Je ne sais pas si je peux qualifier cette seconde année idyllique. Il y a eu des moments cools, et des moments moins cools. Des moments chouettes et des moments moins chouettes.
J'ai passé un neuvième de ma vie avec cette homme merveilleux et pour être honnête, je me sens prête à passer encore un bon paquet de dizaines d'années avec lui.
Lors de cette seconde année, nous avons passé nos premières vacances ensemble (c'était à la mer, en famille. Y avait une piscine, un sauna et la vie était belle (malgré les quelques quatre insupportables mioches qui nous accompagnaient (non, pas Lisa. Toi je t'aime Lisa))). Nous nous sommes fiancés. Nous avons vécu quelques périodes de crise mais finalement, nous sommes prêts à continuer.

Même si ces derniers temps, j'ai eu l'impression (ou en tout cas, on m'a donné l'impression) de démolir mon couple, je me rends de plus en plus compte que ses fondations sont solides comme tout et qu'il n'est pas prêt de se déchirer.

Je suis partante pour la suite de cette aventure.

Mercutio, Mahal kitta.

dimanche 16 mars 2014

Vous êtes responsable de votre vie.

J'ai toujours été entourée par ce phénomène, et je ne remarque son existence qu'aujourd'hui :
on vit dans un monde de déresponsabilisation (pouet).
J'imagine qu'au cours de votre vie, vous avez déjà entendu mille "bonne chance" (ou sa version moins classieuse mais si rebelle "bonne merde") avant un examen ou un autre truc du même genre. Ou "tu as écrit 150 pages ! T'as de la chance de trouver autant d'inspiration" ou d'autres merdes du même style.
Qu'on remette les pendules à l'heure.
Pour réussir un examen, il faut travailler. Il faut étudier, passer quelques heures les fesses vissées sur une chaise et s'ancrer des théories idiotes (ou moins idiotes) dans le crâne.
Il ne faut pas "avoir de la chance".
Pour écrire beaucoup, il faut à nouveau s'asseoir, se creuser la cervelle comme on peut et passer de longues minutes, voire de longues heures devant son ordinateur, son carnet ou sa tablette de marbre pour sortir des mots qui se transformeront en phrases qui à leur tour se transformeront en scènes qui se transformeront en un merveilleux bouquin.
Il ne faut pas "avoir de la chance".
Si tu veux avoir une vie de rêve, une vie branchée et cool comme une blogueuse influente (merdes inévitables de la vie quotidienne non comprises), il faut te lever tôt le matin pour te préparer ou faire des trucs rigolos comme la méditation, il faut ranger les choses tous les jours, il faut prendre le temps de couper cette putain de pomme en jolies petites tranches sur une jolie petite assiette au lieu de la manger toute ronde comme un barbare.
Il ne faut pas "avoir de la chance".

Personnellement, je comprends qu'on regarde la télévision, qu'on mange des chips, qu'on aille au fast food, qu'on traîne sur l'ordinateur, qu'on préfère glander plutôt que de travailler, j'adore ça  aussi. Seulement, j'ai de plus en plus l'impression que l'on nie les effets (et non-effets) de nos actions.
J'entends des gens dirent que le végétarisme est mauvais pour la santé.
Que se muscler beaucoup n'est pas bon pour le corps.
Qu'une chambre en désordre n'a aucune influence sur notre moral.

Je vois des milliers de gens qui ont des rêves et qui ne font rien pour les réaliser ou les mettre en pratique. Des gens qui veulent être écrivains et qui écrivent une fois par semaine, des gens qui veulent chanter mais ne travaillent pas, des gens qui veulent être athlètes mais dont le seul sport hebdomadaire consiste à suivre les cours à l'école.
Je vois des gens qui ne se contentent pas de tout remettre à plus tard, mais qui pensent carrément qu'un jour, ça va leur tomber dessus, comme par magie.

Je vais vous dire une chose.
Parfois, en effet, il faut un brin de chance pour réussir : pour passer un entretien d'embauche, pour que le livre sur lequel vous aurez travaillé dur soit publié, pour réussir des castings.
Mais cette "chance" n'ira jamais seule.
Si vous ne faites rien, vous n'aurez jamais rien. Ça paraît évident, mais je pense que beaucoup de gens ont encore du mal à comprendre cela. Je ne le comprenais pas quand j'étais adolescente : je passais mes journées devant l'ordinateur, je ne faisais pas de sport, je ne prenais pas soin de moi, je mangeais mal et je n'entretenais pas mes talents. Et je ne savais pas pourquoi il ne m'arrivait rien.
Tellement de choses me prouve qu'une notion aussi basique n'est toujours pas acquise : les fumeurs, les alcooliques (dès que vous ne pouvez pas vous passer d'alcool, vous êtes considéré comme tel. N'imaginez pas que le terme "alcoolique" est réservé à ceux qui passent leurs soirées bourrés, appuyés contre la table, une bouteille à la main), les accros à la malbouffe, etc.
Bien sûr, il s'agit souvent d'addictions, mais combien de fumeurs sont en train, en ce moment-même, d'arrêter la clope ? Très peu.
Je pense qu'il est difficile pour l'homme de réfléchir aux conséquences de ses actes. On ne pense souvent qu'au moment présent, ce qui est souvent quelque chose de bien, mais ou oublie que parfois, il faut penser à l'avenir. On minimise également les effets négatifs des choses.

On pense aussi que l'on peut toujours remettre la faute sur quelque chose d'autre.
Je ne fais pas de sport parce que je n'ai pas l'énergie. Même si faire du sport m'apporterait justement plus d'énergie.
Je ne suis pas végétarien parce que je suis anémique. Alors j'évite de me renseigner pour trouver un régime végétarien adapté à mon problème.
Je fais des fautes d'orthographe à chaque mot parce que je suis dyslexique. Du coup, je ne lis et n'écris jamais, comme ça, mon écriture devient encore plus exécrable, mais je continuerai à accuser ma dyslexie (mon petit cousin m'a demandé si "enthousiaste" (à l'oral) se disait. Il a 14 ans. Mais il est dyslexique alors il n'y a pas de problème).
"Je n'ai pas envie" serait peut-être plus honnête, tout simplement.

Je ne sais même plus si cet article parle de déresponsabilisation ou juste des excuses que l'on se trouve. Je pense qu'il tient des deux.
En l'écrivant, je voudrais pousser les gens à améliorer leur qualité de vie, à se poser des questions sur leurs habitudes, à réfléchir sur la manière avec laquelle ils pourraient progresser dans les domaines de leur choix.
J'ai l'impression de donner des leçons de morale mais en même temps, je sentais qu'il était nécessaire de parler de tout ça.

L'Homme est capable de très grandes choses, mais il ne se donne pas assez de moyens, alors que cela vaut la peine. Je le constate chaque jour.
Tout ce que vous faites vous reviendra un jour : si vous faites de bonnes choses, vous obtiendrez de bonnes choses. Si vous faites des choses négatives, vous obtiendrez de mauvaises choses.
La chance joue parfois de drôles de tours, alors autant limiter les dégâts.

"La vie est comme une tasse de thé...
Tout dépend de la façon à laquelle tu t'y prends..."

Je vous souhaite une semaine productive et satisfaisante.
Merci de m'avoir lue.
Decay

[A fait la Une Hellocoton le 17 mars 2014]

mardi 11 mars 2014

Vomi.

Ces temps-ci, je me sens assez noyée. Lorsque 2014 venait de commencer je voyais partout fleurir cette phrase sur Internet : Ceci est la première page d'un livre de 365 pages. Aujourd'hui, je suis à la page 70 et en effet, je suis en plein bouquin. En plein roman. Et je ne sais même pas si ça me plait.
En fait, je pense que ça m'aurait plu si les autres me disaient "j'aime beaucoup ton livre !"
Finalement ce n'est pas le cas.
Finalement j'ai eu des remarques sur mes cheveux roses. J'ai eu des remarques sur Mercutio. J'ai eu des remarques sur le végétarisme. J'ai eu des remarques sur tout.
Mais jamais autant que sur cette relation entre moi et Thomas, et moi et Mercutio. Jamais.
Avant, on pouvait me dire que mes cheveux roses étaient moches, on pouvait me dire que je faisais n'importe quoi, lorsque je venais ici, sur ce blog, je trouvais le soutien nécessaire. Je trouvais des gens qui étaient là pour me remonter le moral et me donner leur amitié dans les insultes et dans le rejet.
Maintenant je remarque qu'il n'y a personne. J'ai l'impression de me heurter à un mur partout.
J'ai entendu que je devais faire une pause, que je devais choisir, que j'étais égoïste, que je rendrais les gens malheureux, que j'étais la seule bien placée, que ça allait pas durer, que si, que ça...
Et oui, oui je suis déçue. Et en colère. Et triste, et stressée.
Du coup je voulais en parler et vomir enfin ce que j'avais dans la tête parce que c'est ce que j'ai toujours fait en cas de soucis, et si quelqu'un trouve que c'est trop intime, je vais le dire honnêtement, pour une fois, si ça lui plait pas il peut dégager.
Je voudrais dire que votre vie n'est pas la vérité. Ni la mienne, ni la vôtre, ni celle de personne. Vous n'êtes jamais tombé-e amoureux-se de deux personnes ou vous n'en seriez jamais capables. C'est vraiment cool pour vous, vraiment.
Sauf que moi, ça m'arrive, que cela plaise ou pas. Je ne me trompe pas, je ne me voile pas la face. C'est comme ça. Faut se mettre en tête que les choses ne se passent pas toujours comme chez soi. Ce n'est pas parce qu'on est hétéro que les homosexuels n'existent pas, on est d'accord là-dessus ?

Je ne sais pas si ça vous est déjà arrivé, finalement, d'aimer deux personnes à la fois, une fois dans votre vie. Votre coeur n'est pas un réservoir à amour partagé entre ces deux personnes : vous vous mettez à aimer bien plus, à ressentir plus d'amour, et finalement vous n'arrêtez jamais d'y penser. Jour et nuit.

Je voudrais aussi vous avouer quelque chose : je ne suis pas égoïste. Je ne pense pas qu'à moi. Je ne suis pas une espèce de salope misandre voulant conquérir un harem, je ne me lève pas le matin en me disant "tout va pour le mieux dans le meilleur des mondes, j'ai deux fois plus de pénis !" alors libérez-vous de ce fantasme, s'il vous plait. Je ne suis pas bien positionnée, et personne dans l'histoire ne l'est. Mercutio n'est pas la personne la plus malheureuse de l'histoire. Nous avons chacun notre façon de réagir à tout ça, et ce n'est pas parce que nous ne pleurons pas, ne nous mutilons pas, ne hurlons pas que nous sommes heureux et satisfaits. Je commence à en avoir assez, de cette hiérarchie du malheur. Mercutio doit voir sa copine avec quelqu'un d'autre (non, en fait, pour ça aussi il va falloir arrêter de fantasmer : on ne se roule pas de pelles devant lui), Thomas doit supporter la culpabilisation et la sensation d'être mille fois de trop et moi, je dois gérer deux relations, le stress de ne pas être à la hauteur et aussi, bien sûr, le jugement qui plane autour de moi : égoïste.
Personne n'est bien placé.
On tente tant que nous pouvons d'améliorer les choses, on discute, on fait des efforts, mais finalement tout le monde s'en fout : tant que ce n'est pas parfait, nous faisons le mauvais choix aux yeux du monde.

Ah oui, peut-être faudrait-il que je mette une chose au clair : je ne choisirai pas. Genre pas du tout. Genre jamais. Ma psychologue m'avait dit une chose: "si tu ne pouvais choisir qu'entre Thomas et Adriàn, il n'y aurait pas de choix. Tu as le choix entre mille possibilités. Choisir entre renoncer à Thomas, renoncer à Adriàn, renoncer aux deux, renoncer à personne. Là, fais un choix."

Je ne ressens pas la même chose pour eux deux. Avec Adriàn, j'ai bâti quelque chose de profond, je suis fiancée, je n'ai plus peur de ne pas être à la hauteur ou de ce qu'il pourrait penser de moi. Si on me foutait un couteau sous la gorge, et si je devais être honnête, je serais obligée de rester avec Adriàn quoi qu'il arrive et les gens ont l'air de bien le savoir.
Aïeuh, tout était fluide pour moi et là, d'un coup, je bloque.
Je ne sais pas à quand remonte la fois où vous êtes tombé amoureux. Je ne sais pas si vous vous souvenez de ce qu'on ressent. Surtout quand on est aimé en retour.
Les gens osent penser que je n'aime pas Thomas, que je me trompe, et finalement je reste sidérée par autant d'erreur : je ressens tellement de chose que finalement, je me dis qu'en effet, si je choisissais Thomas, je ferais une erreur. Mais si je choisissais Mercutio j'aurais le coeur brisé.
Donc honnêtement, allez vous faire foutre, vous et vos choix stupides.
J'aimerais pouvoir vivre ma vie amoureuse comme avant, en pouvant raconter des anecdotes à la "eeeeh, il m'a dit çaaaa!" sans me prendre dans la gueule en retour "je pense tout de même que tu devras faire un choix." Non c'est pas du tout de quoi on parle mais trop de bonheur en toi je pouvais pas laisser faire.

Il n'y a rien de facile dans une relation amoureuse et il n'y a rien de facile dans une relation avec deux personnes. J'ai 18 ans et j'ai besoin d'aide et de conseils. Vous ne me donneriez jamais de conseil pour rompre avec Mercutio, pour couper les ponts, tout ça. Je ne vous demande pas d'aide pour foutre mes couples en l'air, je vous demande de m'aider pour avoir des bases. C'est ce qui me rend en colère, c'est que ces temps-ci on a surtout voulu notre malheur à tous les trois. Parce que personne ne sera heureux si ça se finit. Ni Thomas, ni moi, ni Mercutio. Personne ne peut être heureux en voyant les autres s'éteindre.

Peut-être aurez-vous l'impression que je vous crache soudainement dessus mais finalement ce sont les seuls sentiments que j'ai eus ces temps-ci. Je ne me suis jamais fait autant juger en deux semaines et j'en ai marre, alors je voulais mettre les choses à plat.
Il n'y a plus de "tu devrais choisir", il n'y a plus de "je veux que tu restes avec Mercutio" (on n'est pas dans une série, il n'y a pas de Thomanaïs et d'Anadriàn, ok?), il n'y a plus de "ce que tu fais est égoïste". Si vous voulez qu'on arrête de parler de Thomas et de Mercutio sur le blog parce que ça vous convient pas, on peut faire ça (parce qu'à première vue le sujet vous gêne). Mais je ne fais pas l'un ou l'autre.
Je ne choisis pas et je ne considère pas cette histoire comme "une mauvaise passe" dans mon couple avec Mercutio.
Parce que ce n'est plus "Mercutio et moi". C'est "Mercutio, Thomas et moi".
Lecteurs, famille, école, internautes, faites avec.

Je regrette déjà cet article.



lundi 10 mars 2014

La Journée Internationale des Droits de la Femme ne sera jamais une fête

Le 8 mars, ce n'était pas la Fête de la femme.
Ce n'était pas non plus la Journée des femmes.
C'était la Journée Internationales des Droits de la Femme.
Ce n'était pas le jour où pour une fois dans l'année tu fais la vaisselle pour faire plaisir à ta donzelle.
Ce n'était pas le jour où tu tiens enfin la porte aux inconnues ou à ta collègue.
Ce n'était pas le jour où tu offres des fleurs à tes connaissances féminines.
Ce n'est pas le jour où Olivier de Benoist dit "Aujourd'hui c'est al journée de la femme. Vivement demain."
Ce n'est pas le jour où tu fais toutes les blagues sexistes de ton répertoire en une seule journée, juste pour nous remettre à notre place et nous rappeler que finalement, nous sommes toujours votre objet.
Ce n'est pas le jour où les magasins font des promotions pour notre "fête".

Le 8 mars n'est et ne sera jamais une fête, ce ne sera jamais un bon jour.
La Journée Internationale des droits de la femme, c'est ça :

 C'est ça :

C'est ça :
C'est ça :

La Journée Internationale des droits de la femme, c'est cette femme sur 10 (n'oubliez pas celle qui ne se déclarent jamais) qui sera violée au cours de sa vie.
La Journée Internationale des droits de la femme, ce sont les 91% des victimes de viols qui restent des femmes.
La Journée Internationale des droits de la femme, ce sont ces milliards de femmes et de filles qui se font traiter de putes dans la rue, qui se font harceler, draguer lourdement, mépriser.
Ce sont ces femmes qui se font battre ou violer par leur propre partenaire.
Ce sont ces filles qui se font attoucher et qui n'osent pas en parler de peur de ne pas être prises au sérieux.
C'est mon père qui me dit que je cherche les ennuis lorsque je sors en robe.
C'est cette fille que je connais qui s'est fait violer par son copain et que les gens ont traitée de pute ensuite.
C'est mon ami qui me dit que nous nous plaignons trop et qu'il n'y a pas de problème, que les femmes ne sont pas plus opprimées que les hommes et que par rapport à d'autres pays, nous n'avons rien à dire.
Nous ne sommes pas brûlées mais nous sommes humiliées.


La Journée Internationale des droits de la femme, c'est le silence qu'on nous impose par déni.
C'est les moqueries lorsque nous nous défendons.
C'est le féminisme que l'on tourne en dérision.

La Journée Internationale des droits de la femme n'est pas une fête et n'est pas un jour où on ri.

[A fait la Une Hellocoton le 11 mars 2014]