Bonjour Mercutio,
J'écris cet article à même mon tableau de bord alors que l'idée de t'écrire vient à peine de germer dans mon esprit. Je devrais peut-être prendre une feuille et t'écrire comme l'autre fois une lettre privée que je ne montrerais qu'à toi, mais je n'ai pas de feuille à mes côtés et dans une heure j'aurai oublié.
Et il y a toujours cette envie de montrer mes pensées au monde et d'exploser encore une fois à la dynamite un éventuel jardin secret.
Je voulais te remercier.
Te remercier pour être tombé amoureux de moi en septembre 2009, pour m'avoir aimée avec les cheveux châtains et le look incertain, pour m'avoir aimée avec les cheveux noirs et les hauts à dentelle, pour m'avoir aimée avec les cheveux rouges et les robes à laçage, pour m'avoir aimée avec les cheveux roses, ou avec les cheveux verts, et pour m'aimer toujours quelle que soit mon apparence vestimentaire, que ce soit avec le poil lustré ou le cheveu gras, le sourire éclatant ou le rouge à lèvre sur les dents.
Te remercier pour avoir continué de m'aimer quand je me moquais de toi, quand je te rabaissais, quand je te disais que t'avait dû donner ta part de beauté à ton frère pour être aussi laid. Te remercier pour m'avoir pardonné d'être une connasse alors que je continuais de l'être.
Je voulais te remercier pour me laisser continuer de teindre mes cheveux, me laisser garder mes poils, me laisser choisir tout ce qui concerne mon apparence, me laisser oublier de prendre ma douche, même plusieurs jours d'affilée, me laisser enfiler mon pyjama moche quand tu dors à la maison.
Merci d'être franc avec moi, de me mettre le nez dans le caca. D'avouer que je suis intolérante, aigrie, râleuse, d'avouer que j'ai perdu toute bonne humeur et qu'une mine pleureuse se montre sur mon visage de plus en plus souvent.
Merci d'être à la fois mon copain, mon ami, ma meilleure amie, mon amant et mon maître.
Merci de supporter mes harcèlements constants, de répondre à mes sms, à mes "ça va?" trop réguliers parce que j'ai peur que tu meures entre les cinq minutes qui séparent un message du suivant.
Merci de m’accueillir tous les matins, à l'école, en me sautant dessus pour me faire un bisou baveux.
Merci de me laisser espérer que peut-être passerons-nous notre vie ensemble.
Merci d'être satisfait avec mon 85A. Genre vraiment.
Merci de ne pas fumer, ne pas boire ni te droguer, de ne pas m'emmener en boîte, de ne pas me faire courir de danger, de ne pas me tromper, de croire à une vie passionnante, même dans le calme plat.
Merci de supporter le fait que j'essaie sans cesse de corriger ce qui ne va pas.
Merci de me faire vivre des scènes que j'aurais crues à peine possibles avant d'être avec toi, de me faire vivre des discussions passionnées, de venir me chercher jusque chez moi après une dispute, d'oser pleurer devant moi. Merci d'être romanesque.
Merci de voir quand je pleure et de me consoler, même si je ne connais même pas la raison de ce chagrin.
Merci de répondre à ceux qui se moquent de moi.
Merci de m'aider à aller mieux, rien que par le fait d'être là.
Merci, mon amour.
vendredi 17 mai 2013
Bonjour Mercutio
mercredi 8 mai 2013
Petit guide de l'acceptation de son propre corps.
Ha ha ha.
Dans quoi je me lance...
Avant toute chose (bonjour!), je tenais à préciser que les conseils que je m'apprête à donner dans cet article ne sont que le fruit d'une réflexion qui dure depuis plusieurs mois, et que j'ai tirés sans me référer à aucune étude psychologique ni quoi que ce soit.
Mais peut-être qu'avec un peu de chance, ces conseils vous aideront peut-être comme ils m'ont aidée.
J'ai remarqué que depuis quelques temps, nous vivons dans un monde où non seulement l'apparence prime énormément (mais ça, on s'en fout, c'est pas le sujet), mais aussi, on nous apprend de plus en plus vite à complexer.
Je suis désolée, mais voir sur un forum un sujet appelé "11 ans 45 kg trop grosse?", ça me fait légèrement flipper.
Quand je vois des nénettes de 14 ans dire qu'elles commencent un régime parce que décidément, leurs cuisses sont beaucoup trop grosses, ça me fait flipper aussi.
Quand j'en vois d'autre casser du sucre dans le dos d'une fille parce que celle-ci est trop maigre pour elles, en la traitant d'anorexique et tutti quanti, sans même se demander une seconde si ce ne serait pas, par le plus grand des hasards, son métabolisme, ça aussi, ça me fait flipper.
Quand je vois des nanas se chopper des carences dans le seul but de faire un 32 (oui, un 32), ça me fait super peur.
Nous vivons dans un monde où il semble bien plus facile de s'affamer, de faire trop de sport ou de se gaver que de s'accepter.
Alors que c'est tout le contraire, soyons d'accord.
I swear.
Ça m'a pris moins de temps, en tout cas, personnellement.
Donc, j'ai fait un petit guide. Et je vous le donne ici. Si ça a marché pour moi, pourquoi pas pour vous?
Je m'adresse, dans cet article, aux femmes, car en étant une, j'ai plus de facilités, mais si tu es un homme, que tu as du mal à t'accepter et que quelques conseils ne seraient pas de refus, s'il te plait, sens-toi concerné, prends cette liberté, et fais abstraction de la syntaxe.
1) La meilleure chose à faire est de s'accepter.
Pour le moment, ça va, tu me suis.
La principale erreur que les gens font souvent tient en une réplique:
"Je m'accepterai quand je serai mince/grande/petite/plus ronde mais promis hein je m'accepterai".
Penser que la seule façon de vous accepter est d'atteindre la silhouette et le corps de vos rêves n'est pas la solution, loin de là. C'est trop facile: vous remettez à plus tard un travail sur vous-même qui devrait être réalisé tout de suite.
Si jamais, je ne sais par quel miracle, tu l'atteins, ton corps de rêve, tu ne seras jamais contente. Tu auras appris à toujours vouloir mieux, à toujours voir des défauts en toi, à toujours vouloir te modifier, et finalement, tu ne seras jamais heureuse.
Surtout qu'à tout moment, tu peux reprendre le poids perdu (ou reperdre le poids gagné), et c'est reparti pour un tour.
Veux-tu aussi que je te parle de la vieillesse qui arrivera et qui modifiera ton corps encore plus, et que tu seras incapable d'affronter?
Voilà. Accepte-toi. Si tu n'as pas de problème de santé, si la seule chose qui te fait enchaîner les régimes (ou toute tentative de modification de ton corps qui te rendrait le quotidien difficile) est l'esthétisme de ta personne, accepte ton corps.
Evidemment, si tu as des problèmes de dos dû à un surpoids, des essoufflements ou que sais-je, je n'ai rien à te dire, parce que c'est justifié. Mais il faut savoir que ces inconvénients n'accompagnent pas forcément le surpoids ou quoi que ce soit. Certaines auront des problèmes dès le plus léger surpoids, d'autres se porteront très bien.
Ne pense pas qu'aimer ton corps soit impossible. Ne me dis pas que tu ne peux pas, que c'est comme ça, viscéral. Non, ce n'est pas viscéral! Non, détester notre corps ne fait pas partie de notre condition d'être humain!
2) La beauté ne vient pas de la silhouette.
Si tu penses qu'être mince t'assurera la magnificence absolue et qu'être grosse te rendra laide comme un pou quoi que tu fasses, retire-toi ça de la tête.
Personnellement, je trouve Fluvia Lacerda plus jolie que Coco Rocha.
Comme je trouve Veronica Varlow plus jolie qu'Adèle.
(J'espère que pour ces exemples, j'ai pris de bonnes photos, parce que je n'aime pas le fait de toujours prendre des photos moches pour illustrer une personne qu'on aime pas. J'ai fait de mon mieux pour choisir les photos qui me plaisaient le plus, où je trouvait la personne à son avantage.)
Comme j'essaie d'expliquer ici, la silhouette n'est pas un gage de beauté. Il te suffit de regarder dans la rue. Toutes les minces que tu vois ne sont pas belles. Et toutes les grosses que tu croises ne le sont pas non plus. C'est pareil pour les petites et les grandes.Et vice et versa: il y a des jolies dans les minces, dans les grosses, etc etc.
Si tu tiens à être à ton avantage, je te conseillerais plutôt de choisir des vêtements qui te vont bien, qui te mettent en valeur, un maquillage qui te plait, une coiffure que tu trouves jolies, et tu prendras bien plus confiance en toi qu'avec un simple régime (je prends l'exemple du régime dans cet article afin de ne pas toujours ressortir toutes les modifications de poids/apparence existants) qui ne changera pas ton charisme.
Je vois donc aussi des filles complexer parce qu'elles se trouvent trop petite. Personnellement, je connais une fille de mon école atteinte de nanisme. Beh elle est belle comme tout, super gentille, et elle a un copain d'une taille tout à fait standard. Comme quoi, ton mètre 55, il t'handicapera pas dans la vie, c'est promis. Je pense que cette fille est le meilleur exemple que je peux te sortir pour te faire comprendre que la silhouette, c'est BULLSHIT.
3) Le miroir.
Voici un petit exercice qui m'a beaucoup aidée de mon côté, avec mon ventre (que je ne pourrai jamais faire partir, vu qu'il vient de ma cambrure, et non d'un éventuel amas de graisse; j'ai donc été bien contente de l'accepter pour de bon).
Tu vas dans ta salle de bain, tu te tiens devant ton miroir, et tu te mets à poil.
(Oué, rien que ça.)
Et tu t'examines.
Je veux que pour ça, tu sois dans un état de bienveillance envers toi-même, prêt à faire le pas pour aimer ton body. Je veux que lorsque tu scruteras les vergetures sur tes fesses/cuisses/seins, tu te dises "elles sont là, elles sont à moi", et pas "shit, faut que je fasse disparaître tout ça".
Je veux que tu fasses l'inventaire de ton corps. Que tu examines ta silhouette, ta peau, ta graisse ou non-graisse, tes côtes saillantes, tes cheveux, la longueur de ton cou, la couleur de tes yeux, l'angle de tes orteils, TOUT.
Et je veux que tu te dises "Ça, c'est mon corps."
Le tiens.
Pas celui de la voisine, de ta soeur, de ta pote, de ta prof de français, du président des Etats-Unis, de Kim Kardaschtroumph ou que sais-je.
Il va t'accompagner tout au long de ta vie, ce sera ton allié, et il ne mérite pas que tu le détestes.
Il ne mérite pas que tu veuilles à tout prix le modifier, que tu le regardes avec dégoût.
Prenons l'exemple de ma petite personne:
Quand je me regarde dans le miroir, je vois:
-Des cheveux blond artificiel dotés de quelques nuances de jaune qui me hurlent de retourner au bleu. Et en plus, ils sont abîmés (BOOM DÉCAPAGE DANS LEUR DJEULE).
-Des seins un peu petits (à 17 ans, je viens de passer au bonnet B, et encore, je tangue avec mon ancien 85A).
-Des pieds secs, mycosés et aux ongles fendus dans leur milieu (je crois que c'est la partie la plus destroy de mon corps).
-Un ventre scoliosé.
-Des vergetures blanches sur les fesses et mauves à l'intérieur des cuisses.
-Un corps droit, aux hanches absentes.
Mais aussi:
-Des yeux bleus que, même si je les trouve un peu fadasse (ma préférence va envers les yeux foncés), Mercutio aime beaucoup.
-De jolies épaules.
-Une jolie forme attribuée à ces fesses qui avaient pourtant des vergetures.
-Des mains aux doigts longs et fins.
-Du volume dans la tignasse.
-Une jolie bouche, un joli nez, de jolies taches de rousseur.
C'est ce que je vois dans mon miroir. Mon corps ressemble à ça. Il détient de jolies choses comme il en détient de moins jolies. Il y a deux ans, je me trouvais énorme. Je trouvais que j'avais la forme d'une poire, que mes cuisses étaient gigantesques et que mes 60 kilos débordaient de partout.
Evidemment, quand tu dis aux gens que tu fais 60 kilos, ça leur fait peur.
Deux ans après, mon corps n'a pas changé d'un iota, mais -ô surprise!- mes cuisses sont invisibles (alors que, je le répète, j'ai le même corps qu'avant) et je suis aussi mince que le reste de la famille. Et j'ai des rondeurs au bide. That's it.
Il y a deux ans, je me serais jamais dit que mes 60 kilos seraient peut-être dû à des os lourds. Maintenant, j'ai adopté cette théorie.
4) Sois quelqu'un.
Nous passons tous plus ou moins de temps à travailler sur nous-même. A essayer de devenir quelqu'un de meilleur. Mais trop de personnes gaspillent ce précieux temps pour effacer ses défauts physiques.
Cela ne vous rendra pas meilleur.
Et devenir meilleure est pourtant la meilleure chose à faire.
Être gros est-il pire que d'être égoïste? Être maigre est-il plus affreux que d'être jaloux et perfide? Les vergetures sont-elles moins supportables que l'agressivité?
Travaille sur ton mental, ta vision des choses, ta créativité, ta réflexion, et arrête de te focaliser sur des détails physiques qui sont, au final, si peu de choses.
Sois la personne que tu aimerais être, pas celle à qui tu voudrais ressembler. Non, tu n'y arriveras pas toujours. Mais ce qui est bien, dans ce combat intérieur, c'est que quelle que soit la distance parcourue, tu seras toujours gagnant.
Dans quoi je me lance...
Avant toute chose (bonjour!), je tenais à préciser que les conseils que je m'apprête à donner dans cet article ne sont que le fruit d'une réflexion qui dure depuis plusieurs mois, et que j'ai tirés sans me référer à aucune étude psychologique ni quoi que ce soit.
Mais peut-être qu'avec un peu de chance, ces conseils vous aideront peut-être comme ils m'ont aidée.
J'ai remarqué que depuis quelques temps, nous vivons dans un monde où non seulement l'apparence prime énormément (mais ça, on s'en fout, c'est pas le sujet), mais aussi, on nous apprend de plus en plus vite à complexer.
Je suis désolée, mais voir sur un forum un sujet appelé "11 ans 45 kg trop grosse?", ça me fait légèrement flipper.
Quand je vois des nénettes de 14 ans dire qu'elles commencent un régime parce que décidément, leurs cuisses sont beaucoup trop grosses, ça me fait flipper aussi.
Quand j'en vois d'autre casser du sucre dans le dos d'une fille parce que celle-ci est trop maigre pour elles, en la traitant d'anorexique et tutti quanti, sans même se demander une seconde si ce ne serait pas, par le plus grand des hasards, son métabolisme, ça aussi, ça me fait flipper.
Quand je vois des nanas se chopper des carences dans le seul but de faire un 32 (oui, un 32), ça me fait super peur.
Nous vivons dans un monde où il semble bien plus facile de s'affamer, de faire trop de sport ou de se gaver que de s'accepter.
Alors que c'est tout le contraire, soyons d'accord.
I swear.
Ça m'a pris moins de temps, en tout cas, personnellement.
Donc, j'ai fait un petit guide. Et je vous le donne ici. Si ça a marché pour moi, pourquoi pas pour vous?
Je m'adresse, dans cet article, aux femmes, car en étant une, j'ai plus de facilités, mais si tu es un homme, que tu as du mal à t'accepter et que quelques conseils ne seraient pas de refus, s'il te plait, sens-toi concerné, prends cette liberté, et fais abstraction de la syntaxe.
1) La meilleure chose à faire est de s'accepter.
Pour le moment, ça va, tu me suis.
La principale erreur que les gens font souvent tient en une réplique:
"Je m'accepterai quand je serai mince/grande/petite/plus ronde mais promis hein je m'accepterai".
Penser que la seule façon de vous accepter est d'atteindre la silhouette et le corps de vos rêves n'est pas la solution, loin de là. C'est trop facile: vous remettez à plus tard un travail sur vous-même qui devrait être réalisé tout de suite.
Si jamais, je ne sais par quel miracle, tu l'atteins, ton corps de rêve, tu ne seras jamais contente. Tu auras appris à toujours vouloir mieux, à toujours voir des défauts en toi, à toujours vouloir te modifier, et finalement, tu ne seras jamais heureuse.
Surtout qu'à tout moment, tu peux reprendre le poids perdu (ou reperdre le poids gagné), et c'est reparti pour un tour.
Veux-tu aussi que je te parle de la vieillesse qui arrivera et qui modifiera ton corps encore plus, et que tu seras incapable d'affronter?
Voilà. Accepte-toi. Si tu n'as pas de problème de santé, si la seule chose qui te fait enchaîner les régimes (ou toute tentative de modification de ton corps qui te rendrait le quotidien difficile) est l'esthétisme de ta personne, accepte ton corps.
Evidemment, si tu as des problèmes de dos dû à un surpoids, des essoufflements ou que sais-je, je n'ai rien à te dire, parce que c'est justifié. Mais il faut savoir que ces inconvénients n'accompagnent pas forcément le surpoids ou quoi que ce soit. Certaines auront des problèmes dès le plus léger surpoids, d'autres se porteront très bien.
Ne pense pas qu'aimer ton corps soit impossible. Ne me dis pas que tu ne peux pas, que c'est comme ça, viscéral. Non, ce n'est pas viscéral! Non, détester notre corps ne fait pas partie de notre condition d'être humain!
2) La beauté ne vient pas de la silhouette.
Si tu penses qu'être mince t'assurera la magnificence absolue et qu'être grosse te rendra laide comme un pou quoi que tu fasses, retire-toi ça de la tête.
Personnellement, je trouve Fluvia Lacerda plus jolie que Coco Rocha.
Comme je trouve Veronica Varlow plus jolie qu'Adèle.
(J'espère que pour ces exemples, j'ai pris de bonnes photos, parce que je n'aime pas le fait de toujours prendre des photos moches pour illustrer une personne qu'on aime pas. J'ai fait de mon mieux pour choisir les photos qui me plaisaient le plus, où je trouvait la personne à son avantage.)
Comme j'essaie d'expliquer ici, la silhouette n'est pas un gage de beauté. Il te suffit de regarder dans la rue. Toutes les minces que tu vois ne sont pas belles. Et toutes les grosses que tu croises ne le sont pas non plus. C'est pareil pour les petites et les grandes.Et vice et versa: il y a des jolies dans les minces, dans les grosses, etc etc.
Si tu tiens à être à ton avantage, je te conseillerais plutôt de choisir des vêtements qui te vont bien, qui te mettent en valeur, un maquillage qui te plait, une coiffure que tu trouves jolies, et tu prendras bien plus confiance en toi qu'avec un simple régime (je prends l'exemple du régime dans cet article afin de ne pas toujours ressortir toutes les modifications de poids/apparence existants) qui ne changera pas ton charisme.
Je vois donc aussi des filles complexer parce qu'elles se trouvent trop petite. Personnellement, je connais une fille de mon école atteinte de nanisme. Beh elle est belle comme tout, super gentille, et elle a un copain d'une taille tout à fait standard. Comme quoi, ton mètre 55, il t'handicapera pas dans la vie, c'est promis. Je pense que cette fille est le meilleur exemple que je peux te sortir pour te faire comprendre que la silhouette, c'est BULLSHIT.
3) Le miroir.
Voici un petit exercice qui m'a beaucoup aidée de mon côté, avec mon ventre (que je ne pourrai jamais faire partir, vu qu'il vient de ma cambrure, et non d'un éventuel amas de graisse; j'ai donc été bien contente de l'accepter pour de bon).
Tu vas dans ta salle de bain, tu te tiens devant ton miroir, et tu te mets à poil.
(Oué, rien que ça.)
Et tu t'examines.
Je veux que pour ça, tu sois dans un état de bienveillance envers toi-même, prêt à faire le pas pour aimer ton body. Je veux que lorsque tu scruteras les vergetures sur tes fesses/cuisses/seins, tu te dises "elles sont là, elles sont à moi", et pas "shit, faut que je fasse disparaître tout ça".
Je veux que tu fasses l'inventaire de ton corps. Que tu examines ta silhouette, ta peau, ta graisse ou non-graisse, tes côtes saillantes, tes cheveux, la longueur de ton cou, la couleur de tes yeux, l'angle de tes orteils, TOUT.
Et je veux que tu te dises "Ça, c'est mon corps."
Le tiens.
Pas celui de la voisine, de ta soeur, de ta pote, de ta prof de français, du président des Etats-Unis, de Kim Kardaschtroumph ou que sais-je.
Il va t'accompagner tout au long de ta vie, ce sera ton allié, et il ne mérite pas que tu le détestes.
Il ne mérite pas que tu veuilles à tout prix le modifier, que tu le regardes avec dégoût.
Prenons l'exemple de ma petite personne:
Quand je me regarde dans le miroir, je vois:
-Des cheveux blond artificiel dotés de quelques nuances de jaune qui me hurlent de retourner au bleu. Et en plus, ils sont abîmés (BOOM DÉCAPAGE DANS LEUR DJEULE).
-Des seins un peu petits (à 17 ans, je viens de passer au bonnet B, et encore, je tangue avec mon ancien 85A).
-Des pieds secs, mycosés et aux ongles fendus dans leur milieu (je crois que c'est la partie la plus destroy de mon corps).
-Un ventre scoliosé.
-Des vergetures blanches sur les fesses et mauves à l'intérieur des cuisses.
-Un corps droit, aux hanches absentes.
Mais aussi:
-Des yeux bleus que, même si je les trouve un peu fadasse (ma préférence va envers les yeux foncés), Mercutio aime beaucoup.
-De jolies épaules.
-Une jolie forme attribuée à ces fesses qui avaient pourtant des vergetures.
-Des mains aux doigts longs et fins.
-Du volume dans la tignasse.
-Une jolie bouche, un joli nez, de jolies taches de rousseur.
C'est ce que je vois dans mon miroir. Mon corps ressemble à ça. Il détient de jolies choses comme il en détient de moins jolies. Il y a deux ans, je me trouvais énorme. Je trouvais que j'avais la forme d'une poire, que mes cuisses étaient gigantesques et que mes 60 kilos débordaient de partout.
Evidemment, quand tu dis aux gens que tu fais 60 kilos, ça leur fait peur.
Deux ans après, mon corps n'a pas changé d'un iota, mais -ô surprise!- mes cuisses sont invisibles (alors que, je le répète, j'ai le même corps qu'avant) et je suis aussi mince que le reste de la famille. Et j'ai des rondeurs au bide. That's it.
Il y a deux ans, je me serais jamais dit que mes 60 kilos seraient peut-être dû à des os lourds. Maintenant, j'ai adopté cette théorie.
4) Sois quelqu'un.
Nous passons tous plus ou moins de temps à travailler sur nous-même. A essayer de devenir quelqu'un de meilleur. Mais trop de personnes gaspillent ce précieux temps pour effacer ses défauts physiques.
Cela ne vous rendra pas meilleur.
Et devenir meilleure est pourtant la meilleure chose à faire.
Être gros est-il pire que d'être égoïste? Être maigre est-il plus affreux que d'être jaloux et perfide? Les vergetures sont-elles moins supportables que l'agressivité?
Travaille sur ton mental, ta vision des choses, ta créativité, ta réflexion, et arrête de te focaliser sur des détails physiques qui sont, au final, si peu de choses.
Sois la personne que tu aimerais être, pas celle à qui tu voudrais ressembler. Non, tu n'y arriveras pas toujours. Mais ce qui est bien, dans ce combat intérieur, c'est que quelle que soit la distance parcourue, tu seras toujours gagnant.
mardi 7 mai 2013
Plein la vue ~8 Et en plus je donne des nouvelles t'as vu
Je pense que ça fait un moment que je n'ai pas donné de bonnes grosses nouvelles, un petit truc pour vous dire que je vais bien étou étou.
C'est normal!
Je ne vais pas bien.
Déjà, j'ai les cheveux blonds.
Et ça m'énerve. J'aime pas avoir les cheveux blonds. C'est trop blond. Alors, j'ai pensé à un sidecut bleu. Mais mon père m'a dit d'attendre les grandes vacances, pour avoir deux mois pour réparer les dégâts si ça me plait pas. Un sidecut, ça ne se répare pas; ça se subit jusqu'au bout.
Après, il y a l'école. L'école. Avec les lettres d'"école", tu peux écrire "enfer". A peu de choses près.
Je pense m'en être plainte à maintes reprises. Je n'aime pas du tout aller en cours. Je voue une horreur complète envers certaines personnes de ma classe, envers leurs commentaires désobligeants, leur bêtise, ou leurs questions qui me semblent trop évidentes. Leurs bavardages, les retards qu'ils provoquent, leurs réflexions, leurs râleries. Leur mépris pour la lecture, pour le "vocabulaire", pour toute chose du genre me rebute. Le silence des professeurs m'énerve; jamais une remise en place, jamais un sermon, jamais une mise à la porte. Dans cette école, tu seras plus grondé pour ta tenue que ton comportement, aussi déplorable soit-il. Je me sens insultée d'être considérée comme étant au même niveau qu'eux. Je ne me sens pas bien parmi eux. Je ne veux plus passer la journée dans le bruit.
Les interrogations se font de plus en plus fréquentes, s'entassent pour atteindre le nombre requis de notes à donner avant la fin de la troisième période de cours. Les travaux se font plus pointus et embrouillent notre vision, nous empêchent de voir la fin d'année qui approche. J'ai peur de sortir du tunnel, soulagée de toute cette étude, et de me retrouver face à un ours que je n'avais pas vu. Un ours appelé Examens.
La nuit, je dors toujours aussi mal. J'ai découvert que la peur du noir pouvait encore attaquer l'adolescent, et même l'adulte. J'ai découvert que c'était de ça dont je souffrais. La terreur qui s'installe, la boule au ventre qui paralyse dès que la nuit tombe doucement. La solitude dans le noir de ma chambre, les fantômes dans la garde-robe, les monstres derrière le lit, le reflet assassin dans le miroir. Il est bientôt 19h, et je commence à avoir peur.
Pendant cette pause, je me suis sentie assez mal. Je n'ai presque rien écrit. Je n'ai pas pris de temps pour me relaxer. Je n'ai pas médité. J'ai à peine refait connaissance avec mon tarot. Je ne sais quelles questions lui poser.
Y a-t-il un cadavre sous mon bureau?
J'ai lu plus. Je n'ai pas encore commencé les livres philosophiques, mais j'ai découvert Anaïs Nin, magnifique et digne femme qui me ressemble si fort dans son besoin d'admiration et de beauté, et si peu dans sa prolifération artistique. Je n'ai rien appris sur la lithothérapie, à peine ai-je cherché. J'ai découvert comment faire des victory rolls, et je me suis entraînée quelques fois à former les rouleaux dans mes cheveux, mais je n'ai pas encore essayé de les faire tenir, faute de laque. Je n'ai presque pas cousu, je n'ai fait aucune crêpe avec Mercutio, je n'ai pas été à l'épicerie quémander pour du travail.
J'ai nettoyé les meubles de ma chambre.
Je ne suis pas devenue plus posée, moins aigrie, plus sympathique. Je pense avoir acquis une façon de parler si incisive que Mercutio ne doit sans doute plus me reconnaître.
Lecteurs, je n'arrive pas à me battre.
J'hésite à continuer cette pause. J'ai envie de retrouver le partage, les commentaires, vos avis. J'ai envie de vous montrer les articles que j'ai écrits, mon guide de l'acceptation de soi, je n'ai plus envie de rediffuser de vieux articles comme une machine à musique cassée.
Honnêtement, je ne sais pas quoi faire. Et je pense avoir besoin de votre avis.
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lundi 6 mai 2013
Il y a des trésors d'affection dans cet homme. Chronique d'une sympathique connasse. (Rediffusion)
[Eh bah voilà, une semaine a passé, et comme j'ai reçu une proposition d'article à rediffuser, je me suis dit que je pouvais me permettre de m'exécuter. Seulement, cet article fait partie d'une série de trois articles sur mon début d'histoire avec Mercutio (le gwand, le tewible!). Pour avoir l'histoire complète, il vous faudrait donc cliquer ici, puis là. Si vous vous ennuyez, vous pouvez. J'espère que cet article vous plaira, que ça n’ennuiera pas les anciens lecteurs de le relire, et merci beaucoup!]
"Chère, cet homme est une énigme indéchiffrable. Il semblait se demander si mes paroles étaient une déclaration; il y avait dans son regard un bonheur, une fierté, une angoisse d'incertitude qui m'ont étreint le coeur. [...] Je suis rentrée un peu sotte dans ma coquille. En finissant la leçon, il m'a saluée en me jetant un regard plein de prières humbles, et qui disait "Ne vous jouez pas d'un malheureux!" Ce contraste subit avec ses façons graves et dignes m'a fait une vive impression. N'est-ce pas horrible à penser et à dire? Il me semble qu'il y a des trésors d'affection dans cet homme." (1)
Aujourd'hui, tous ensemble, dans la joie et le bonheur, nous allons apprendre à froisser une relation, à la mâchouiller, à la dégommer, et après, nous essayerons de lui rendre son état initial. Bien évidemment, il reste des traces.
Vous vous souvenez de cet article? Cette histoire en deux temps? Aujourd'hui, je vous conte la troisième partie, celle où tout fini bien, où le prince et la princesse sont heureux (oui, je suis une princesse. Moins que Soeur, mais je suis quand même une princesse), et où avant d'en arriver à ce résultat, la princesse, elle a solidement merdé.
Je suis quelqu'un de très indécis, c'est ce que j'ai retenu de cette histoire. Lundi, je fais ma mangouste, je regrette, je me dis que je devrais retourner avec Mercutio, et ces trois jours ne seraient qu'un mauvais souvenir, un chewing gum sur le trottoir, une fissure de la taille d'une pièce de 2 euros sur un pare-brise.
Je fais part de ma pensée à Mercutio. Lui, mille fois plus intelligents que moi, me dit de réfléchir. Il me dit qu'il n'a pas envie que je retourne avec lui si c'est pour le quitter toutes les deux semaines. Je lui donne raison et rentre chez moi.
Une personne normale serait arrivée le lendemain pour lui sauter dans les bras. Bah non, pas moi. Moi, j'ai de nouveau regretté. J'ai donc regretté d'avoir regretté (d'avoir regretté, du coup, si on compte le fait de l'avoir quitté parce que je le sentais plus du tout). Déjà, ça, c'est pas bien glorieux.
Je n'oublierai jamais ce mardi où je l'ai rejoint pour lui dire que non, non, je ne me faisais pas confiance, je sentais que ça ne tiendrait pas, sorry pour les faux espoirs et au revoir.
Je pense que les larmes que j'ai vues dans ses yeux ne sont pas prêtes de quitter ma mémoire de si tôt, écrites dans mon journal ou non.
Je me suis haïe, si vous saviez. Je suis rentrée chez moi, je pleurais, j'avais envie de disparaître pour l'avoir peiné à ce point. Dans ma tête, j'ai brisé des millions de miroirs, j'avais envie de ne plus jamais avoir à supporter mon propre reflet, ma propre personne. Je ne me supportais plus, moi, mon égoïsme et mon manque flagrant de réflexion. Avais-je été obligée de lui donner autant de faux espoirs? Bête fille.
Et ça ne me quittait pas, je continuais de penser à lui, j'avais envie de l'embrasser encore une fois, mais une petite voix dans ma tête me disait que non. Que là, j'avais juste à fermer ma gueule. Que j'étais bien trop girouette pour espérer un jour de nouveau tourner les talons. Alors quand l'envie me prenait de regretter d'avoir regretté d'avoir regretté d'avoir regretté (chaud...), je m'accrochais à ma raison, cette Raison qui me disait "ne retourne plus JAMAIS vers lui! Jamais! Tu t'es vue ces derniers jours, tu changes d'avis toutes les heures, t'es qu'une pauvre conne instable, et c'est tout. Maintenant, pense à autre chose."
Mais je ne pensais pas à autre chose. Je ne pensais qu'à lui, en permanence. Pas une minute c'est parti. Et mes potes me disaient "t'es un peu coconne, en fait. Pourquoi tu l'as quitté, déjà? Ah ouiiii, parce que tu pensais ne plus l'aimer! Ah mais oui! ...dis, t'as rêvé de qui, cette nuit, encore, que je me rappelle? Ah mais oui..."
Ah mais oui.
Et tout ce qui m'empêchait d'accepter ça, que peut-être m'étais-je trompée qu'une seule fois, au tout début, ce vendredi, en croyant que je ne l'aimais plus, c'était cette putain de conscience qui était persuadée que je changerais d'avis encore une fois.
Mais bordel, tu m'as vue, cette semaine? Tu m'as vue, ce samedi où j'ai supplié presque L'Artiste (BOOM, pote en plus, surnom en plus, c'est cadeau) de venir passer la soirée avec moi, qu'on mange des spaghettis et des muffins crème brûlée pour m'éviter de rester seule et de déprimer.
J'étais triste comme un caillou, et c'était de ma faute.
Je ne voulais même plus me lever le matin, j'avais juste envie que tout redevienne comme avant, quand on était encore ensemble et qu'aucun de nous deux ne puait le malheur.
J'ai attendu, un jour, deux jours, trois jours. C'était toujours là, et c'était de plus en plus palpable, voire étouffant. Quitter Mercutio, c'était une énorme erreur.
Et je lui ai dit. Again. Et again il m'a dit de réfléchir, parce qu'il savait que ça allait foirer, ce qui était tout à fait compréhensible vu ma capacité inexistante à rester sur mes décision.
Le week end est passé, et ça n'a pas changé.
Je me suis ramenée ce matin, je lui ai dit, je lui ai dit que ça allait pas le faire sans lui, que j'avais passé une semaine horrible, et que je savais pas comment lui dire que je l'aimais parce que de toute façon il ne le croirait pas. Parce que je le lui avais dit bien des fois avant de le quitter, et qu'ainsi ces mots sonnaient de travers. Ça ne voulait plus rien dire.
Il a dit qu'il ne voulait pas que ça se finisse une semaine plus tard. Je lui ai dit que ça ne se finira pas une semaine plus tard, parce que définitivement, je ne voulais pas revivre cette semaine sans lui.
Et il m'a embrassée.
Et j'étais contente. Parce que ça faisait une semaine que ça me faisait pleurer, ce baiser qui ne venait plus.
Et définitivement, Mercutio m'a prouvé qu'il m'aimait. Lui. Genre vraiment.
Je prie pour qu'il n'y ait pas de quatrième article, que rien ne change plus jamais et que je n'aie plus à me haïr comme je me suis haï mardi.
(1) "Mémoires de Deux Jeunes Mariées", Honoré de Balzac (je kiffe citer Balzac, mais chut)
"Chère, cet homme est une énigme indéchiffrable. Il semblait se demander si mes paroles étaient une déclaration; il y avait dans son regard un bonheur, une fierté, une angoisse d'incertitude qui m'ont étreint le coeur. [...] Je suis rentrée un peu sotte dans ma coquille. En finissant la leçon, il m'a saluée en me jetant un regard plein de prières humbles, et qui disait "Ne vous jouez pas d'un malheureux!" Ce contraste subit avec ses façons graves et dignes m'a fait une vive impression. N'est-ce pas horrible à penser et à dire? Il me semble qu'il y a des trésors d'affection dans cet homme." (1)
Aujourd'hui, tous ensemble, dans la joie et le bonheur, nous allons apprendre à froisser une relation, à la mâchouiller, à la dégommer, et après, nous essayerons de lui rendre son état initial. Bien évidemment, il reste des traces.
Vous vous souvenez de cet article? Cette histoire en deux temps? Aujourd'hui, je vous conte la troisième partie, celle où tout fini bien, où le prince et la princesse sont heureux (oui, je suis une princesse. Moins que Soeur, mais je suis quand même une princesse), et où avant d'en arriver à ce résultat, la princesse, elle a solidement merdé.
Je suis quelqu'un de très indécis, c'est ce que j'ai retenu de cette histoire. Lundi, je fais ma mangouste, je regrette, je me dis que je devrais retourner avec Mercutio, et ces trois jours ne seraient qu'un mauvais souvenir, un chewing gum sur le trottoir, une fissure de la taille d'une pièce de 2 euros sur un pare-brise.
Je fais part de ma pensée à Mercutio. Lui, mille fois plus intelligents que moi, me dit de réfléchir. Il me dit qu'il n'a pas envie que je retourne avec lui si c'est pour le quitter toutes les deux semaines. Je lui donne raison et rentre chez moi.
Une personne normale serait arrivée le lendemain pour lui sauter dans les bras. Bah non, pas moi. Moi, j'ai de nouveau regretté. J'ai donc regretté d'avoir regretté (d'avoir regretté, du coup, si on compte le fait de l'avoir quitté parce que je le sentais plus du tout). Déjà, ça, c'est pas bien glorieux.
Je n'oublierai jamais ce mardi où je l'ai rejoint pour lui dire que non, non, je ne me faisais pas confiance, je sentais que ça ne tiendrait pas, sorry pour les faux espoirs et au revoir.
Je pense que les larmes que j'ai vues dans ses yeux ne sont pas prêtes de quitter ma mémoire de si tôt, écrites dans mon journal ou non.
Je me suis haïe, si vous saviez. Je suis rentrée chez moi, je pleurais, j'avais envie de disparaître pour l'avoir peiné à ce point. Dans ma tête, j'ai brisé des millions de miroirs, j'avais envie de ne plus jamais avoir à supporter mon propre reflet, ma propre personne. Je ne me supportais plus, moi, mon égoïsme et mon manque flagrant de réflexion. Avais-je été obligée de lui donner autant de faux espoirs? Bête fille.
Et ça ne me quittait pas, je continuais de penser à lui, j'avais envie de l'embrasser encore une fois, mais une petite voix dans ma tête me disait que non. Que là, j'avais juste à fermer ma gueule. Que j'étais bien trop girouette pour espérer un jour de nouveau tourner les talons. Alors quand l'envie me prenait de regretter d'avoir regretté d'avoir regretté d'avoir regretté (chaud...), je m'accrochais à ma raison, cette Raison qui me disait "ne retourne plus JAMAIS vers lui! Jamais! Tu t'es vue ces derniers jours, tu changes d'avis toutes les heures, t'es qu'une pauvre conne instable, et c'est tout. Maintenant, pense à autre chose."
Mais je ne pensais pas à autre chose. Je ne pensais qu'à lui, en permanence. Pas une minute c'est parti. Et mes potes me disaient "t'es un peu coconne, en fait. Pourquoi tu l'as quitté, déjà? Ah ouiiii, parce que tu pensais ne plus l'aimer! Ah mais oui! ...dis, t'as rêvé de qui, cette nuit, encore, que je me rappelle? Ah mais oui..."
Ah mais oui.
Et tout ce qui m'empêchait d'accepter ça, que peut-être m'étais-je trompée qu'une seule fois, au tout début, ce vendredi, en croyant que je ne l'aimais plus, c'était cette putain de conscience qui était persuadée que je changerais d'avis encore une fois.
Mais bordel, tu m'as vue, cette semaine? Tu m'as vue, ce samedi où j'ai supplié presque L'Artiste (BOOM, pote en plus, surnom en plus, c'est cadeau) de venir passer la soirée avec moi, qu'on mange des spaghettis et des muffins crème brûlée pour m'éviter de rester seule et de déprimer.
J'étais triste comme un caillou, et c'était de ma faute.
Je ne voulais même plus me lever le matin, j'avais juste envie que tout redevienne comme avant, quand on était encore ensemble et qu'aucun de nous deux ne puait le malheur.
J'ai attendu, un jour, deux jours, trois jours. C'était toujours là, et c'était de plus en plus palpable, voire étouffant. Quitter Mercutio, c'était une énorme erreur.
Et je lui ai dit. Again. Et again il m'a dit de réfléchir, parce qu'il savait que ça allait foirer, ce qui était tout à fait compréhensible vu ma capacité inexistante à rester sur mes décision.
Le week end est passé, et ça n'a pas changé.
Je me suis ramenée ce matin, je lui ai dit, je lui ai dit que ça allait pas le faire sans lui, que j'avais passé une semaine horrible, et que je savais pas comment lui dire que je l'aimais parce que de toute façon il ne le croirait pas. Parce que je le lui avais dit bien des fois avant de le quitter, et qu'ainsi ces mots sonnaient de travers. Ça ne voulait plus rien dire.
Il a dit qu'il ne voulait pas que ça se finisse une semaine plus tard. Je lui ai dit que ça ne se finira pas une semaine plus tard, parce que définitivement, je ne voulais pas revivre cette semaine sans lui.
Et il m'a embrassée.
Et j'étais contente. Parce que ça faisait une semaine que ça me faisait pleurer, ce baiser qui ne venait plus.
Et définitivement, Mercutio m'a prouvé qu'il m'aimait. Lui. Genre vraiment.
Je prie pour qu'il n'y ait pas de quatrième article, que rien ne change plus jamais et que je n'aie plus à me haïr comme je me suis haï mardi.
(1) "Mémoires de Deux Jeunes Mariées", Honoré de Balzac (je kiffe citer Balzac, mais chut)
lundi 29 avril 2013
Tu fais ce que tu veux (Rediffusion)
[Bonjouuur! Comme je l'avais annoncé sur Hellocoton (mais pas sur Facebook. Parce que j'oublie toujours que mon blog a désormais une page Facebook. SI SI REGARDEZ!), je me disais qu'au lieu de me morfondre dans mon silence, je pouvais profiter de cette pause pour rediffuser sur le blog d'anciens articles qui auraient plu aux lecteurs. Je n'ai pas encore eu de proposition, alors j'en ai choisi un de derrière les fagots que, personnellement, j'aime plutôt bien. Mais n'hésitez pas à me rappeler le titre d'un article que vous avez aimé, ce principe de rediffusion est là pour ça (en plus, ce n'est pas parce qu'un article me plait qu'il vous plait à vous). Vous pouvez laisser des commentaires ici si vous voulez, ou les reposter directement ici, sur la version originale de l'article, car celui-ci sera supprimé lorsque je me remettrai à poster pour de bon afin d'éviter les doublons. Si vous commentez ici, je me chargerai de faire un copier/coller de votre message sur l'ancien article, et j'oublierai pas de préciser votre nom et l'adresse de votre blog si vous l'avez laissée dans le formulaire. Je ne sais absolument pas si ce que je dis est clair ._. Enfin, j'espère que cet article vous plaira, et que je n'aurai pas ennuyé ceux qui l'avaient déjà lu!]
Ces temps-ci, on prône de plus en plus la Tolérance.
La tolérance.
Qui peut encore se proclamer tolérant? Tu peux être gay friendly, anti-racisme, avoir des potes au look étrange, il y aura toujours quelque chose.
Ce n'est pas parce que tu remplis "les conditions de base" que tu es tolérant.
Il y a toujours des petits trucs, comme ça, que certaines personnes ne voient pas comme quelque chose qu'ils devraient laisser couler.
Parce que ça ne se fait pas?
Je ne sais pas.
Combien de personnes traitent telle ou telle fille de "cagole" à cause de son look un peu trop putassier ou de son maquillage? Moi la première, je l'avoue, et je me dégoûte moi-même. Réflexe à désintégrer.
Ces filles s'habillent comme elles veulent et font ce qu'elles veulent. Si elles se sentent bien comme ça, où est le problème?
Et ce mec qui porte des perruques et se maquille? Pourquoi est-ce qu'il dégoûte tant de gens?
Oui, carrément, dégoûter. Je retiens les commentaires que j'entends.
C'est une perruque. C'est du maquillage.
Qu'est-ce qui te gêne là-dedans? Parce que c'est un mec? Mais quelle est cette logique à la con?
Et parce qu'on est jamais mieux servi que par soi-même, je me choppe un moment déjà vécu qui témoigne bien de l'hypocrisie constante que je me prends dans la gueule.
"Oh, moi, je trouve ça super cool que tu oses faire tes cheveux en rose. Franchement, tu t'assumes, c'est cool. Ils sont qui, les autres, pour te critiquer?"
Et quelques secondes plus tard:
"Comment ça, la frange en vert? Mais t'es MALADE? En VERT? Mais t'es complètement folle, ma fille!"
Je ne sais pas vous,mais moi, j'appelle ça de la schizophrénie.
Et je ne parle pas des règles corporelles à appliquer.
Pas de mini-jupe sans épilation minutieuse.
Pas de jambes blanches comme des cadavres.
Pas de sortie avec les cheveux mouillés.
Et il y a encore des gonzesses qui osent dire "Moi, je m'épile pour moi, pas pour les autres."
Ah, alors tu abandonnes tous tes principes en hiver.
Quand personne ne peut te voir.
Coïncidence étrange.
Si tu t'épiles pour toi, pourquoi tu me reproches de ne pas m'épiler...pour moi?
Et le string qui dépasse? Le soutien gorge apparent? Les bottes blanches (je n'ai jamais compris le raccourci "bottes blanches = prostiputes")? Les faux ongles de deux centimètres?
Vulgarité-monstrueuse-des-enfers-qui-tue-des-bébés-chatons-à-Pigalle.
C'est triste. C'est vraiment triste.
Lorsqu'une personne m'envoie une remarque dans la rue, j'ai toujours quelqu'un pour me dire "Qu'est-ce qu'elle a, cette pute, avec son maquillage de travelo?"
Super combo pute-travelo-critiquegratuite.
Du soutien comme ça, je n'en veux pas. Ce n'est pas parce que cette personne a l'air d'avoir le respect d'autrui inexistant qu'elle en devient une personne au physique de merde. Le physique et le mental sont deux choses bien distinctes, n'oubliez pas.
Attention, je vais dévier un peu, mais ne vous inquiétez pas, je sais ce que je dis.
Les sujets tabous.
Qu'est. Ce. Que. C'est. Que. Ce. Principe?
Règles. Clitoris. Vagin. Pénis. Incontinence. Érection. Tampon. Bondage. Cunnilingus. Fellation.
Ça va, vous êtes encore là?
Ces mots-là sont interdits dans la société. Pourquoi? J'en fais les frais chaque jour, moi-même je n'arrive pas à les prononcer (et Dieu inventa les synonymes et les métaphores).
Mais pourquoi? Tout ce qu'on obtient alors, c'est de l'ignorance, de la gêne inutile pour quelque chose qui ne devrait pas être choquant.
J'ai des potes qui sont dégoûtés à la vue d'un tampon. Encore emballé, le tampon.
Ça va, c'est qu'une boule de coton, en gros.
Ignorance? Je ne sais pas. Visualisation de ce qu'il va lui arriver ensuite, à ce tampon?
Il n'y a rien de dégueulasse là-dedans.
Encore une fois, je ne comprends pas.
Ces temps-ci, on prône de plus en plus la Tolérance.
La tolérance.
Qui peut encore se proclamer tolérant? Tu peux être gay friendly, anti-racisme, avoir des potes au look étrange, il y aura toujours quelque chose.
Ce n'est pas parce que tu remplis "les conditions de base" que tu es tolérant.
Il y a toujours des petits trucs, comme ça, que certaines personnes ne voient pas comme quelque chose qu'ils devraient laisser couler.
Parce que ça ne se fait pas?
Je ne sais pas.
![]() |
| Source |
Ces filles s'habillent comme elles veulent et font ce qu'elles veulent. Si elles se sentent bien comme ça, où est le problème?
Et ce mec qui porte des perruques et se maquille? Pourquoi est-ce qu'il dégoûte tant de gens?
Oui, carrément, dégoûter. Je retiens les commentaires que j'entends.
C'est une perruque. C'est du maquillage.
Qu'est-ce qui te gêne là-dedans? Parce que c'est un mec? Mais quelle est cette logique à la con?
Et parce qu'on est jamais mieux servi que par soi-même, je me choppe un moment déjà vécu qui témoigne bien de l'hypocrisie constante que je me prends dans la gueule.
"Oh, moi, je trouve ça super cool que tu oses faire tes cheveux en rose. Franchement, tu t'assumes, c'est cool. Ils sont qui, les autres, pour te critiquer?"
Et quelques secondes plus tard:
"Comment ça, la frange en vert? Mais t'es MALADE? En VERT? Mais t'es complètement folle, ma fille!"
Je ne sais pas vous,mais moi, j'appelle ça de la schizophrénie.
Et je ne parle pas des règles corporelles à appliquer.
Pas de mini-jupe sans épilation minutieuse.
Pas de jambes blanches comme des cadavres.
Pas de sortie avec les cheveux mouillés.
Et il y a encore des gonzesses qui osent dire "Moi, je m'épile pour moi, pas pour les autres."
Ah, alors tu abandonnes tous tes principes en hiver.
Quand personne ne peut te voir.
Coïncidence étrange.
Si tu t'épiles pour toi, pourquoi tu me reproches de ne pas m'épiler...pour moi?
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| Source |
Vulgarité-monstrueuse-des-enfers-qui-tue-des-bébés-chatons-à-Pigalle.
C'est triste. C'est vraiment triste.
Lorsqu'une personne m'envoie une remarque dans la rue, j'ai toujours quelqu'un pour me dire "Qu'est-ce qu'elle a, cette pute, avec son maquillage de travelo?"
Super combo pute-travelo-critiquegratuite.
Du soutien comme ça, je n'en veux pas. Ce n'est pas parce que cette personne a l'air d'avoir le respect d'autrui inexistant qu'elle en devient une personne au physique de merde. Le physique et le mental sont deux choses bien distinctes, n'oubliez pas.
Attention, je vais dévier un peu, mais ne vous inquiétez pas, je sais ce que je dis.
Les sujets tabous.
Qu'est. Ce. Que. C'est. Que. Ce. Principe?
Règles. Clitoris. Vagin. Pénis. Incontinence. Érection. Tampon. Bondage. Cunnilingus. Fellation.
Ça va, vous êtes encore là?
Ces mots-là sont interdits dans la société. Pourquoi? J'en fais les frais chaque jour, moi-même je n'arrive pas à les prononcer (et Dieu inventa les synonymes et les métaphores).
Mais pourquoi? Tout ce qu'on obtient alors, c'est de l'ignorance, de la gêne inutile pour quelque chose qui ne devrait pas être choquant.
J'ai des potes qui sont dégoûtés à la vue d'un tampon. Encore emballé, le tampon.
Ça va, c'est qu'une boule de coton, en gros.
Ignorance? Je ne sais pas. Visualisation de ce qu'il va lui arriver ensuite, à ce tampon?
Il n'y a rien de dégueulasse là-dedans.
Encore une fois, je ne comprends pas.
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| Source |
Et cette habitude de critiquer chaque action, chaque facette d'une personne, pour la modeler à notre façon, pour en faire ce que nous voulons qu'elle soit. Parce que sa vue, ses habitudes, nous rebutent? Nous gênent? Parce que ça nous surprend?
Je ne comprends pas pourquoi les gens ne laissent pas les autres vivre leur vie comme ils l'entendent. Pourquoi faut-il avoir toujours peur de la critique? Chaque minute de ma vie était calculée en fonction de ce que les autres en penseraient. Je ne faisais rien pour moi, j'agissais pour les autres et la façon dont ils me jugeraient si je sortais de la route.
Même encore récemment.
Je suis fatiguée. Je n'ai plus envie d'écouter les gens.
Tu fais pitié.
Mais c'est pour les gamins!
Tu devrais te lisser les cheveux.
Pourquoi t'as fait ça?
Tu es complètement dingue.
Tu feras comment, plus tard?
T'as pas peur de regretter?
Mais pourquoi tu sors avec lui?
Mes parents me tueraient si je faisais comme toi.
Tu fais comme tu veux, mais je te le dis, c'est moche.
Moooooon Dieu...
C'est quoi, ce ventre que t'as?
T'acceptes pas les critiques,en fait.
Je serais trop gêné si j'étais toi.
Et tu vas sortir comme ça?
236 calories, je te rappelle.
Et...il ne te viendrait pas à l'idée de t'épiler?
C'est flashy, quand même...
Avec ce rouge à lèvre, on dirait que tu vas vendre tes services.
Pourquoi t'essaie pas d'avoir ta couleur de cheveux naturelle?
T'as une tache sur tes ongles. Ah non, c'est ton vernis.
Avec ta frange en blond, on dirait un lama.
J'aime pas ton look.
Comment tu te prends pas pour de la merde!
T'as des jambes de cadavre!
Tu devrais manger plus, t'es anorexique.
Tu devrais faire attention, tu vas finir obèse.
J'aime pas la déco de ta chambre.
Quitte-le!
Cette robe est immonde.
Trois couleurs dans tes cheveux? Ça va être bizarre.
Je ferais pas ça, si j'étais toi.
Mais c'est que mon avis.
Avec la gueule que t'as, personne ne voudra jamais de toi.
Et tu vas jamais en boîte? T'as une vie de merde!
Tu t'amuses jamais?
T'as pas de vie, en fait.
Mais t'as vu la gueule de tes potes?
Il a aucune qualité.
T'es vraiment qu'une salope, en fait.
Je ne te comprends pas.
Pourquoi tu mens?
Tu l'aimes pas.
C'est trop étendu, ton maquillage. C'est moche.
Le noir à lèvre, ça te va pas.
T'écoute de la musique de merde, en fait.
On dirait un clown.
Mais tu fais ce que tu veux.
[A fait la Une Hellocoton le 29 juin 2012]
mercredi 3 avril 2013
Bilan des résolutions: Mars
Didjû, faut que j'arrête de faire mes bilans en milieu de mois, ça me donne d'autant plus l'impression que les mois filent en deux semaines.
Ça tombe bien, nous ne sommes que le 3 avril.
Pour vous donner quelques nouvelles (ça fait zizir), je vais un peu mieux qu'hier. J'ai eu un petit (gros) coup de mou en soirée, causé par plusieurs facteurs (pas seulement l'objet de mon article d'hier), et comme je me noyais dans un océan de tristittude, je me suis dis que j'allais faire un article geignard pour avoir un peu de soutien.
Vous êtes géniaux, sur ce coup-là.
Vous me laissez toujours plein de commentaires et moi je vous en laisse jamais. Je suis nulle en commentaires, faut que je fasse des efforts.
Donc, aujourd'hui, je vais mieux. Je suis en vacances depuis vendredi, alors j'essaie d'en profiter pour me reposer, faire plein de choses, coudre un peu et peut-être trouver quelque inspiration pour écrire quelques articles. J'en ai écrit un depuis le début de ma "pause en carton", et je le garde précieusement dans mes brouillons en attendant de me décider à revenir.
Je vous promets, c'est un article content. Enfin, mi-content, mi poético-mélancolique. Mais à fond content.
Je peux le faire!
Je songe un peu à faire, plus tard, un petit article sur quelques produits Lush. Comme je remarque que chez eux, l'efficacité d'un produit est souvent aléatoire, je me suis dit qu'il serait peut-être utile de faire un article fourre-tout où je parle de ce que j'ai aimé et moins aimé dans ce que j'ai pu tester. Un petit article comme ça, je pense que ça fera toujours plaisir à ceux que ça intéresse, et que ça ne dérangera pas longtemps ceux que ça n'intéresse pas. ^^
Voilà, je pense que je vais maintenant passer au bilan. J'ai l'impression que ça s'est mieux passé ce mois-ci qu'en février. J'espère voir plus de vert que de rouge, cette fois-ci!
Première semaine
-M'occuper de Bess: Tenu (ouaiiiiiis! =D)
-Prendre ma cure de levure de bière: Je me suis renseignée un peu.
-Lire plus: Fait.
-Ecrire tous les jours dans mon journal: SO CLOSE!
-Ecrire plus pour le blog: Non tenu.
-Recopier mes cours au propre: Fait.
-Coudre: Non tenu.
-Trouver un job étudiant: Rien essayé.
J'ai beaucoup nourri Bess, cette semaine, et l'autre jour, elle et Violette sont venues sur mes genoux (un chacune) pour une séance-câlin.
Je me rends compte à quel point réécrire ça paraît très "regardez je permets à mon chat de ne pas mourir, je suis trop cool". Seulement, j'ai toujours eu un mal fou pour m'occuper d'animaux (à 17 ans, aussi...), et si je ne la nourris pas, mon père s'en occupe (vous inquiétez pas, elle risque pas la famine). Donc j'essaie petit à petit d'apprendre à m'occuper d'elle, à penser à elle, pour savoir si plus tard, je serai apte à avoir un animal (bon, je pense aussi que si je suis la seule à pouvoir m'en occuper sinon il meurt, je vais vite être motivée, si vous voulez mon avis).
J'ai été voir dans un magasin bio pour la levure de bière, et encore une fois, la prise est difficile à tenir (2x8 cachets par jour, oui mais non). J'ai vu des cachets de fer et de magnésium, je me renseignerai pour voir si ça conviendrait.
Côté lecture, j'ai terminé Orgueil et Préjugés, de Jane Austen, que j'ai beaucoup aimé, ainsi que le tome 2 du Grimoire au Rubis, de Béatrice Bottet, qui était excellent.
En ce qui concerne mon journal, j'y ai écrit tous les jours, excepté le vendredi.
J'avais pensé coudre le dimanche, mais l'ordinateur l'avait emporté sur ma motivation. J'étais déçue de moi-même.
Deuxième semaine
-M'occuper de Bess: Que dalle.
-Prendre ma cure de levure de bière: Rien.
-Lire plus: Fait.
-Ecrire tous les jours dans mon journal: Pas assez.
-Ecrire plus pour le blog: Ah ah.
-Recopier mes cours au propre: Retard.
-Coudre: Fait.
-Trouver un job étudiant: Nada.
C'est cette semaine-là que j'ai décidé de mettre le blog en suspens. J'ai donc enlevé cette résolution de la liste pour les prochaines semaines, car je pense que si j'ai besoin de faire une pause, c'est justifié, et que je pouvais du coup me permettre de mettre la résolution elle aussi en suspens.
Troisième semaine
-M'occuper de Bess: Convenable.
-Prendre ma cure de levure de bière: Nada.
-Lire plus: Fait.
-Trouver un job étudiant: Rien tenté.
-Ecrire tous les jours dans mon journal: 5/7.
-Recopier mes cours au propre: Retard.
-Coudre: Fait.
En ce qui concerne Bess, elle m'a énormément boudée en début de semaine, mais m'a laissé me rattraper ensuite.
J'ai terminé Salem, de Stephen King, odieusement pompé sur Dracula, de Bram Stocker. J'avais même pensé faire un article comparatif, mais j'ai peur de ne pas avoir assez de contenu. J'essaierai de coucher mes idées sur le papier et voir quelle longueur j'obtiens.
Quatrième semaine
-M'occuper de Bess: Fait.
-Prendre ma cure de "pas levure de bière": Commencé.
-Lire plus: Légère baisse.
-Trouver un job étudiant: Nada.
-Ecrire tous les jours dans mon journal: Réussi OH MY GOD.
-Ecrire mes cours au propre: Tenu.
-Coudre: Fait.
J'ai commencé une cure de magnésium pour calmer mon anxiété et pour profiter de ses bienfaits au niveau de la chevelure. Pour le premier point, cela aide beaucoup!
Honnêtement, mise à part la deuxième semaine, je suis plutôt satisfaite de ce mois-ci. Dans la globalité, il y a une petite majorité de vert par rapport au rouge, ce qui m'encourage beaucoup pour la suite.
Pour l'objectif de la cure, je pense changer l'appellation par "prendre ma cure de magnésium", car je pense que ce complément sera très bien pour mes cheveux, en plus d'être facile à prendre. Je considérerai donc cette résolution comme tenue si je tiens ma cure jusqu'au bout.
Voilà, j'espère que je ne vous aurai pas trop ennuyés, je vous souhaite une bonne fin de semaine, en tout cas!
Ça tombe bien, nous ne sommes que le 3 avril.
Pour vous donner quelques nouvelles (ça fait zizir), je vais un peu mieux qu'hier. J'ai eu un petit (gros) coup de mou en soirée, causé par plusieurs facteurs (pas seulement l'objet de mon article d'hier), et comme je me noyais dans un océan de tristittude, je me suis dis que j'allais faire un article geignard pour avoir un peu de soutien.
Vous êtes géniaux, sur ce coup-là.
Vous me laissez toujours plein de commentaires et moi je vous en laisse jamais. Je suis nulle en commentaires, faut que je fasse des efforts.
Donc, aujourd'hui, je vais mieux. Je suis en vacances depuis vendredi, alors j'essaie d'en profiter pour me reposer, faire plein de choses, coudre un peu et peut-être trouver quelque inspiration pour écrire quelques articles. J'en ai écrit un depuis le début de ma "pause en carton", et je le garde précieusement dans mes brouillons en attendant de me décider à revenir.
Je vous promets, c'est un article content. Enfin, mi-content, mi poético-mélancolique. Mais à fond content.
Je peux le faire!
Je songe un peu à faire, plus tard, un petit article sur quelques produits Lush. Comme je remarque que chez eux, l'efficacité d'un produit est souvent aléatoire, je me suis dit qu'il serait peut-être utile de faire un article fourre-tout où je parle de ce que j'ai aimé et moins aimé dans ce que j'ai pu tester. Un petit article comme ça, je pense que ça fera toujours plaisir à ceux que ça intéresse, et que ça ne dérangera pas longtemps ceux que ça n'intéresse pas. ^^
Voilà, je pense que je vais maintenant passer au bilan. J'ai l'impression que ça s'est mieux passé ce mois-ci qu'en février. J'espère voir plus de vert que de rouge, cette fois-ci!
Première semaine
-M'occuper de Bess: Tenu (ouaiiiiiis! =D)
-Prendre ma cure de levure de bière: Je me suis renseignée un peu.
-Lire plus: Fait.
-Ecrire tous les jours dans mon journal: SO CLOSE!
-Ecrire plus pour le blog: Non tenu.
-Recopier mes cours au propre: Fait.
-Coudre: Non tenu.
-Trouver un job étudiant: Rien essayé.
J'ai beaucoup nourri Bess, cette semaine, et l'autre jour, elle et Violette sont venues sur mes genoux (un chacune) pour une séance-câlin.
Je me rends compte à quel point réécrire ça paraît très "regardez je permets à mon chat de ne pas mourir, je suis trop cool". Seulement, j'ai toujours eu un mal fou pour m'occuper d'animaux (à 17 ans, aussi...), et si je ne la nourris pas, mon père s'en occupe (vous inquiétez pas, elle risque pas la famine). Donc j'essaie petit à petit d'apprendre à m'occuper d'elle, à penser à elle, pour savoir si plus tard, je serai apte à avoir un animal (bon, je pense aussi que si je suis la seule à pouvoir m'en occuper sinon il meurt, je vais vite être motivée, si vous voulez mon avis).
J'ai été voir dans un magasin bio pour la levure de bière, et encore une fois, la prise est difficile à tenir (2x8 cachets par jour, oui mais non). J'ai vu des cachets de fer et de magnésium, je me renseignerai pour voir si ça conviendrait.
Côté lecture, j'ai terminé Orgueil et Préjugés, de Jane Austen, que j'ai beaucoup aimé, ainsi que le tome 2 du Grimoire au Rubis, de Béatrice Bottet, qui était excellent.
En ce qui concerne mon journal, j'y ai écrit tous les jours, excepté le vendredi.
J'avais pensé coudre le dimanche, mais l'ordinateur l'avait emporté sur ma motivation. J'étais déçue de moi-même.
Deuxième semaine
-M'occuper de Bess: Que dalle.
-Prendre ma cure de levure de bière: Rien.
-Lire plus: Fait.
-Ecrire tous les jours dans mon journal: Pas assez.
-Ecrire plus pour le blog: Ah ah.
-Recopier mes cours au propre: Retard.
-Coudre: Fait.
-Trouver un job étudiant: Nada.
C'est cette semaine-là que j'ai décidé de mettre le blog en suspens. J'ai donc enlevé cette résolution de la liste pour les prochaines semaines, car je pense que si j'ai besoin de faire une pause, c'est justifié, et que je pouvais du coup me permettre de mettre la résolution elle aussi en suspens.
Troisième semaine
-M'occuper de Bess: Convenable.
-Prendre ma cure de levure de bière: Nada.
-Lire plus: Fait.
-Trouver un job étudiant: Rien tenté.
-Ecrire tous les jours dans mon journal: 5/7.
-Recopier mes cours au propre: Retard.
-Coudre: Fait.
En ce qui concerne Bess, elle m'a énormément boudée en début de semaine, mais m'a laissé me rattraper ensuite.
J'ai terminé Salem, de Stephen King, odieusement pompé sur Dracula, de Bram Stocker. J'avais même pensé faire un article comparatif, mais j'ai peur de ne pas avoir assez de contenu. J'essaierai de coucher mes idées sur le papier et voir quelle longueur j'obtiens.
Quatrième semaine
-M'occuper de Bess: Fait.
-Prendre ma cure de "pas levure de bière": Commencé.
-Lire plus: Légère baisse.
-Trouver un job étudiant: Nada.
-Ecrire tous les jours dans mon journal: Réussi OH MY GOD.
-Ecrire mes cours au propre: Tenu.
-Coudre: Fait.
J'ai commencé une cure de magnésium pour calmer mon anxiété et pour profiter de ses bienfaits au niveau de la chevelure. Pour le premier point, cela aide beaucoup!
Honnêtement, mise à part la deuxième semaine, je suis plutôt satisfaite de ce mois-ci. Dans la globalité, il y a une petite majorité de vert par rapport au rouge, ce qui m'encourage beaucoup pour la suite.
Pour l'objectif de la cure, je pense changer l'appellation par "prendre ma cure de magnésium", car je pense que ce complément sera très bien pour mes cheveux, en plus d'être facile à prendre. Je considérerai donc cette résolution comme tenue si je tiens ma cure jusqu'au bout.
Voilà, j'espère que je ne vous aurai pas trop ennuyés, je vous souhaite une bonne fin de semaine, en tout cas!
mardi 2 avril 2013
C'est jamais bon.
Je sais que j'avais promis de ne plus râler, de ne plus me plaindre et de faire de ce blog un espace de bonne humeur.
Je ne pense pas en être encore capable.
Et aujourd'hui, j'ai besoin de râler auprès de vous.
Je me sens un peu mal, en fait, parce que je me pose de plus en plus de questions et je me demande souvent si je ne me trompe pas sur toute la ligne.
Je crois l'avoir déjà dit, je ne fume pas. je n'ai jamais fumé, jamais essayé, et j'exècre la cigarette, ainsi que tout ce qui se fume.
Je ne bois pas non plus, parce que je déteste le goût de l'alcool. Je ne me force pas non plus à boire quand même pour le plaisir de me bourrer la gueule, parce que je ne comprends pas ce qui amuse tant les gens dans le fait de ne pas se souvenir de ce qu'ils ont fait la veille.
Je ne vais pas en boîte ni en soirée parce que ça ne m'attire pas et parce qu'en un sens, je trouve ça dangereux.
Je n'ai couché qu'avec une personne de toute ma vie, et j'étais amoureuse (l'imparfait, c'est juste pour te stresser). En plus on s'est protégés par dessus le marché (enfin...on a essayé, quoi).
Je me dis que lorsque je vois ma soeur qui fume, boit, se bourre la gueule, frôle l'herpès buccal à chaque soirée tellement elle mélange sa langue avec du monde et qui pense que le mot "sida" est écrit sur le front des gens qui l'ont, et quand je vois ma cousine à moitié analphabète (on est pas loin) enceinte à 17 ans, je me dis que ça va, je suis pas trop borderline.
Pourtant, j'ai souvent l'impression d'être une erreur.
Personne, dans ma famille, ni mon père, ni ma mère, ne m'ont jamais dit qu'ils étaient soulagés que je sois aussi "sage". Personne ne m'a jamais dit qu'ils trouvaient cool que mon premier copain soit un mec bien. Personne ne m'a jamais dit que j'avais raison de pas boire. Personne ne m'a jamais dit que j'avais raison de prendre mes précautions en cas de grossesse et d'acheter un test tous les deux mois on sait jamais que la pilule elle fonctionne pas.
Personne ne m'a jamais dit que c'était chouette que je lise Balzac ou Tolstoï pour le plaisir et que je sache écrire "ça va" sans faute.
Mon père n'a jamais engueulé ma soeur, même lorsqu'il a su qu'elle fumait régulièrement. J'ai beau faire ma balance et lui dire tout ce que je sais des activités de ma frangine, il n'a jamais paru en être déçu ou en colère.
Coralie est une ado.
Lorsque j'ai osé dire tout haut que ma cousine était une petite conne incapable de réfléchir, après que j'ais appris qu'elle avait un polichinelle dans le tiroir, on m'a juste dit que j'étais méchante et injuste, que je pouvais pas la juger.On m'a dit qu'elle était très responsable, car c'est elle qui s'est arrangée avec les aides sociales pou recevoir de l'argent.
Ma mère m'a dit que si ça m'arrivait à moi, s'il était trop tard pour avorter, elle me dirait de le garder, et surtout pas de faire adopter.
A 17 ans.
Ce midi, alors que je mangeais quelques pâtes devant l'ordinateur, je me suis fait solidement réprimander par mon père, car c'était très mauvais pour la santé de manger devant l'ordi.
Ma soeur fume, mais manger des pâtes devant l'ordi, c'est mauvais pour la santé.
Ma soeur couche sans protection, mais manger des pâtes devant l'ordi, c'est mauvais pour la santé.
Ma soeur embrasse pléthore de monde en soirée, mais manger des pâtes devant l'ordi, c'est mauvais pour la santé.
Mon père, le week end dernier, est rentré de boîte de nuit à 8h du matin, complètement torché.
Mais manger des pâtes, c'est pas bien.
Je me sens perdue, en fait. Je comprends pas ce que je dois faire.
J'ai l'impression de tout faire de travers alors que j'essaie juste de me préserver.
Je comprends pas pourquoi c'est normal de faire tout ce que ma soeur fait, alors que manger devant l'ordinateur, c'est quelque chose qu'on ne peut laisser passer.
Je comprends pas pourquoi personne ne m'a jamais dit que ce que je fais (ou justement ne fais pas), c'est très bien.
Est-ce qu'il va falloir que je me détruise pour que ma famille m'apprécie? Est-ce qu'il va falloir que je retourne à mon blond cendré pour que ma Mamie arrête de dire "qu'elle ne comprends pourquoi je prends plaisir à m'enlaidir"?
Est-ce qu'il va falloir que j'arrête la pilule et que je laisse Mercutio me foutre en cloque pour qu'ils soient fiers de moi?
J'ai besoin d'en parler ici parce que j'ai besoin que quelqu'un me dise si je fais vraiment tout de travers. J'arrive plus à trouver les réponses toute seule. Aidez-moi.
Je ne pense pas en être encore capable.
Et aujourd'hui, j'ai besoin de râler auprès de vous.
Je me sens un peu mal, en fait, parce que je me pose de plus en plus de questions et je me demande souvent si je ne me trompe pas sur toute la ligne.
Je crois l'avoir déjà dit, je ne fume pas. je n'ai jamais fumé, jamais essayé, et j'exècre la cigarette, ainsi que tout ce qui se fume.
Je ne bois pas non plus, parce que je déteste le goût de l'alcool. Je ne me force pas non plus à boire quand même pour le plaisir de me bourrer la gueule, parce que je ne comprends pas ce qui amuse tant les gens dans le fait de ne pas se souvenir de ce qu'ils ont fait la veille.
Je ne vais pas en boîte ni en soirée parce que ça ne m'attire pas et parce qu'en un sens, je trouve ça dangereux.
Je n'ai couché qu'avec une personne de toute ma vie, et j'étais amoureuse (l'imparfait, c'est juste pour te stresser). En plus on s'est protégés par dessus le marché (enfin...on a essayé, quoi).
Je me dis que lorsque je vois ma soeur qui fume, boit, se bourre la gueule, frôle l'herpès buccal à chaque soirée tellement elle mélange sa langue avec du monde et qui pense que le mot "sida" est écrit sur le front des gens qui l'ont, et quand je vois ma cousine à moitié analphabète (on est pas loin) enceinte à 17 ans, je me dis que ça va, je suis pas trop borderline.
Pourtant, j'ai souvent l'impression d'être une erreur.
Personne, dans ma famille, ni mon père, ni ma mère, ne m'ont jamais dit qu'ils étaient soulagés que je sois aussi "sage". Personne ne m'a jamais dit qu'ils trouvaient cool que mon premier copain soit un mec bien. Personne ne m'a jamais dit que j'avais raison de pas boire. Personne ne m'a jamais dit que j'avais raison de prendre mes précautions en cas de grossesse et d'acheter un test tous les deux mois on sait jamais que la pilule elle fonctionne pas.
Personne ne m'a jamais dit que c'était chouette que je lise Balzac ou Tolstoï pour le plaisir et que je sache écrire "ça va" sans faute.
Mon père n'a jamais engueulé ma soeur, même lorsqu'il a su qu'elle fumait régulièrement. J'ai beau faire ma balance et lui dire tout ce que je sais des activités de ma frangine, il n'a jamais paru en être déçu ou en colère.
Coralie est une ado.
Lorsque j'ai osé dire tout haut que ma cousine était une petite conne incapable de réfléchir, après que j'ais appris qu'elle avait un polichinelle dans le tiroir, on m'a juste dit que j'étais méchante et injuste, que je pouvais pas la juger.On m'a dit qu'elle était très responsable, car c'est elle qui s'est arrangée avec les aides sociales pou recevoir de l'argent.
Ma mère m'a dit que si ça m'arrivait à moi, s'il était trop tard pour avorter, elle me dirait de le garder, et surtout pas de faire adopter.
A 17 ans.
Ce midi, alors que je mangeais quelques pâtes devant l'ordinateur, je me suis fait solidement réprimander par mon père, car c'était très mauvais pour la santé de manger devant l'ordi.
Ma soeur fume, mais manger des pâtes devant l'ordi, c'est mauvais pour la santé.
Ma soeur couche sans protection, mais manger des pâtes devant l'ordi, c'est mauvais pour la santé.
Ma soeur embrasse pléthore de monde en soirée, mais manger des pâtes devant l'ordi, c'est mauvais pour la santé.
Mon père, le week end dernier, est rentré de boîte de nuit à 8h du matin, complètement torché.
Mais manger des pâtes, c'est pas bien.
Je me sens perdue, en fait. Je comprends pas ce que je dois faire.
J'ai l'impression de tout faire de travers alors que j'essaie juste de me préserver.
Je comprends pas pourquoi c'est normal de faire tout ce que ma soeur fait, alors que manger devant l'ordinateur, c'est quelque chose qu'on ne peut laisser passer.
Je comprends pas pourquoi personne ne m'a jamais dit que ce que je fais (ou justement ne fais pas), c'est très bien.
Est-ce qu'il va falloir que je me détruise pour que ma famille m'apprécie? Est-ce qu'il va falloir que je retourne à mon blond cendré pour que ma Mamie arrête de dire "qu'elle ne comprends pourquoi je prends plaisir à m'enlaidir"?
Est-ce qu'il va falloir que j'arrête la pilule et que je laisse Mercutio me foutre en cloque pour qu'ils soient fiers de moi?
J'ai besoin d'en parler ici parce que j'ai besoin que quelqu'un me dise si je fais vraiment tout de travers. J'arrive plus à trouver les réponses toute seule. Aidez-moi.
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